Je ne représente qu'une goutte d'eau dans l'océan. Et on ne parle ici que d'un pauvre petit x à inscrire sur un bout de papier, qu'on plie ensuite pour le déposer dans une boite, qui sera décomptée plus tard. Je sais. C'est rien. Mais ce x, moi, j'y crois. Et ce sentiment de fierté de me présenter à l'école primaire du coin pour aller voter m'envahit chaque fois. Je fais partie des gens qui croient en une démocratie saine. Con de même, le gars.
Le tintamarre des casseroles a visiblement assourdi quelques-uns de mes compagnons de guerre, qui avant aujourd'hui, plaçaient l'indépendance avant tout, y compris dans l'urne. Aujourd'hui, notre chemin se sépare, moi chez Option nationale, eux au Parti québécois. Je vous comprends. C'est déchirant. Mais si je vous résume la situation: il y a trois luttes prépondérantes aujourd'hui: celle de sortir nos vidanges, celle de la hausse des droits de scolarité, et celle de l'indépendance. Le PQ ne peut répondre qu'à la première. Vous sacrifiez donc les deux autres.
J'ai décidé de faire une expérience pendant toute la durée de la campagne électorale: ne m'informer qu'à partir du web. Je consulte occasionellement les journaux en papier, mais je boycotte la TV. Et je compare aux précédantes élections. Je me suis abonné à la page Facebook des grands partis en lice, et je suis sur Twitter les partis et leurs ténors (quand ils sont présents). Je suis aussi les hashtags les plus populaires tels que #qc2012 et #polqc ou encore le toujours actif #assnat.
Cette deuxième semaine aura également permis de voir que le chef de la CAQ n'a pas peur de piquer une bonne idée au chef du PLQ. Je ne parle pas du programme du parti, je laisse ça à d'autres, mais plutôt de l'idée d'enregistrer un billet quotidien pour faire le bilan du jour, à bord de l'autobus de campagne. Et j'ajoute que de tous les politiciens présents dans la twittosphère québécoise, François Legault demeure encore le plus fidèle à ses abonnés.