OLYMEL

Et si le poulet d'Olymel n'était pas vraiment Halal ?

Après toute la fausse polémique sur le Halal, nous posons la question, cette fois-ci au sein de la communauté musulmane elle-même. Est-ce vraiment Halal le poulet d'Olymel ? En lisant la lettre du service à la clientèle de l'entreprise au coeur de ce tsunami médiatique (ci-après), plusieurs parmi les Québécoises et Québécois de confession musulmane réfléchiront à deux fois avant d'acheter le poulet.
Avian Veterinary Services/Richard Jones

Nourriture religieuse: c'est avant tout une question de choix

Des producteurs québécois m'ont affirmé ne pas avoir d'autre choix que de faire apposer la certification religieuse cachère sur leurs aliments. Sinon, certains grands supermarchés refusent carrément de les distribuer sur leurs tablettes, m'ont-ils assuré sous le couvert de l'anonymat. « Ils ne nous disent pas que c'est obligatoire, dans ces mots-là. Mais disons que c'est fortement recommandé. Nous voulons pouvoir vendre notre miel, alors nous le faisons certifier », m'a confié un important apiculteur québécois.

Du bébé phoque à l'abattage rituel

J'écris sous le coup de l'indignation. Québécois installé en France depuis huit ans, j'observe avec colère et inquiétude la dérive droitière du PQ. L'habitude de reprendre les polémiques créées par les conservateurs hexagonaux semble désormais acquise. De quoi s'agit-il? De la viande halal, de la viande casher. Mais surtout d'un froid cynisme. L'abattage des bêtes selon les rituels islamique ou juif serait cruel, nous dit le député péquiste André Simard, et ne correspond donc pas aux valeurs du Québec.
AP

Haro sur le halal

Alerte rouge! Les "valeurs québécoises" sont à nouveau en danger. Courez le dire à vos voisins. On croyait en avoir fini avec toutes ces musulmaneries, mais, après voir vaillamment mis un stop à la lapidation des femmes adultères à Hérouxville, nous voici à nouveau menacés. Dieu sait où saigner ces pauvres petites poules pourrait nous mener... Aux chiottes, tout au moins, puisque les animaux abattus selon le rituel halal (musulman) ou casher (juif) comporteraient un risque accru de contamination, selon le porte-parole péquiste en matière d'agriculture, André Simard. Vétérinaire de son métier, M. Simard pousse l'enveloppe plus loin en disant que ce type d'abattage est cruel et "ne correspond pas aux valeurs du Québec."