En temps d'élections, les visages souriants de nos potentiels élus essaiment en ville, nous assurant qu'ils connaissent nos besoins, nous promettant de faire comme s'ils étaient "le peuple". Une fois le suffrage consommé et nos représentants intronisés (et jamais, ou presque, ceux pour qui j'ai voté... c'est peut-être pourquoi je m'en prends à eux, direz-vous... pas fou!), nous sommes très poliment conviés à continuer notre petite vie, jusqu'à ce qu'on nous invite à renouveler notre licence de citoyen.
C'est cet individu narcissique qui serait réapparu avec la société industrielle dans les années soixante à l'âge de la consommation de masse à aujourd'hui. On a dit Sarko, mais cela aurait pu tout aussi bien être Paris Hilton ou, chez nous, les faiseux de recettes, lofteurs et autre pléthore d'histrions, ou critiques de la poutine du Ramsay BBQ, qui dispensent leurs avis émotifs, polémistes et souvent démagogiques et contribue ainsi à vider de son sens le débat public.