Aussi incroyable que ça puisse paraître, le ministre nie que cette taxe soit rétroactive. Son point de vue, c'est que la taxe est payée par les clients des établissements détenant un permis d'alcool, pas par les commerçants. Puisque l'alcool n'a pas encore été vendu aux clients, on ne taxe pas des transactions passées. Sauf que cette explication ne tient pas la route.
«Un budget écrit par la main gauche, mais livré par la main droite». C'est ainsi qu'un de mes amis décrivait le tout premier budget du gouvernement de Pauline Marois. En maintenant le cap sur le retour à l'équilibre budgétaire en 2013-14, le ministre Marceau a verrouillé la porte des dépenses et annoncé, sans le nommer, un budget d'austérité. Contenir la hausse des dépenses dans l'ensemble des ministères en déca de 1,8% tient de l'exploit ou d'un jovialisme débridé.