Nationalisme

Le prototype du Patriote 2.0 est en chantier

Gilles Laporte | Publication 02.04.2013
Gilles Laporte

Le Patriote 1.0 était une belle machine, lancée en 1976 pour compétitionner contre le Trudeau 1.0. Or le Patriote 1.0 est aujourd'hui désuet. La version 1.1 lancé par Jacques Parizeau en 1995 s'est avérée une catastrophe. La version 1.2 proposée par Lucien Bouchard a, quant à elle, beaucoup déplu à la clientèle des habitués. La version 1.3 d'André Boisclair, plus jazzée, avait séduit les plus jeunes mais s'est avéré un gouffre financier. Finalement, la version 1.4 de Pauline Marois, plus stable mais sans originalité, n'a finalement jamais fait l'unanimité.

Réponse à Mathieu Bock-Côté "Un parti souverainiste de droite?"

Élisabeth Émond | Publication 02.02.2013
Élisabeth Émond

Monsieur Bock-Côté, récemment dans votre blogue, vous posiez la question suivante : « Pourquoi y a-t-il des partis souverainistes «de gauche»? C'est une question toute simple à élucider: Il existe des partis souverainistes de gauche parce qu'indubitablement, le projet collectif doit s'accompagner d'une rupture avec la dépendance politique. De plus, l'insatiable quête de justice et d'égalité de la gauche rend la subordination d'un peuple naturellement insupportable.

Le retour de Godin

Élisabeth Émond | Publication 13.11.2012
Élisabeth Émond

Gérald Godin est méconnu, comme le sont plusieurs poètes et politiciens de l'histoire du Québec. C'est bien triste de réaliser qu'une génération entière (peut-être plus) a été privée de cette richesse historique, de cette mémoire survivante. Ma génération n'a connu que des histoires de référendums volés, de « love-in » hypocrite, de scandale des commandites, de commission Charbonneau, de ponts qui tombent, de scandale des garderies, de mafia, de corruption, de financement illégal et surtout, de partis politiques qui s'écroulent, les uns après les autres.

Nouveau regard sur les «Deux solitudes»

Louis Rousseau | Publication 06.11.2012
Louis Rousseau

Le Parti Québécois devrait se rendre compte qu'il a ici une responsabilité particulière. Que fera-t-il immédiatement pour que certains de ses projets législatifs ne soient pas perçus comme appartenant à un nationalisme d'exclusion pratiqué par une certaine droite française? Qui mettra en pratique la tradition de Gérald Godin et de René Lévesque à l'égard de nos compatriotes d'arrivée plus récente?

Cher Mathieu Bock-Côté

Léa Couture-Thériault | Publication 23.09.2012
Léa Couture-Thériault

Cher ami, nous ne nous excuserons pas de cet héritage laissé au Canada, puisque nous en sommes fiers. Si flouer signifie protéger la langue et la spécificité du Québec, respecter toutes les minorités culturelles du Canada et promouvoir les valeurs libérales, nous sommes fiers d'avoir floué les Québécois et nous les flouerons encore.

Lettre à Gilles Duceppe d'une ancienne militante du Bloc québécois

Élisabeth Émond | Publication 23.09.2012
Élisabeth Émond

Bravo Monsieur Duceppe d'aller scander bien haut votre indignation face à la division du vote. Vous ne faites que renforcer ma position. Je suis justement lasse qu'on prenne mon vote pour acquis, comme si, peu importe ce qui se passait au Parti québécois, mon vote leur appartenait. Quand le Parti québécois m'accordera le droit d'user de mon propre jugement pour décider du parti qui me rejoint le plus, alors il aura déjà franchi une belle étape de maturité politique, ou peut-être de respect de la démocratie.

Lettre à Kamal Lutfi, (ex-)candidat pour la CAQ : Souverainisme = racisme? Vraiment?

Maxime Duchesne | Publication 22.09.2012
Maxime Duchesne

Je suis un de ceux que vous accusez de racisme. Étant fièrement souverainiste depuis plus de dix ans, je n'ai jamais eu honte d'afficher mes convictions, même lorsqu'entouré de Canadiens-anglais. J'imagine que, dans votre esprit, je suis un fasciste (ou communiste, faudrait savoir), tricoté serré, fermé sur le monde, suprémaciste blanc ne parlant que français et refusant d'apprendre d'autres langues. Du moins, c'est probablement ainsi que vous m'imaginez.

30 ans de malaise identitaire québécois

Maxime Duchesne | Publication 16.06.2012
Maxime Duchesne

Le Québec lui-même en est venu à rejeter le concept de nation identitaire québécoise comme prescrit par le multiculturalisme. Faut-il s'étonner que les Québécois soient, à l'image d'Elvis Gratton, incapables de se définir? Certains en sont venus à créer le terme « franco-Québécois », ce qui rappelle étrangement le processus de recul identitaire et de minorisation des francophones, passant de Canadiens, à Canadiens-français puis Québécois.

Haro sur le halal

Francine Pelletier | Publication 15.05.2012
Francine Pelletier

Alerte rouge! Les "valeurs québécoises" sont à nouveau en danger. Courez le dire à vos voisins. On croyait en avoir fini avec toutes ces musulmaneries, mais, après voir vaillamment mis un stop à la lapidation des femmes adultères à Hérouxville, nous voici à nouveau menacés. Dieu sait où saigner ces pauvres petites poules pourrait nous mener... Aux chiottes, tout au moins, puisque les animaux abattus selon le rituel halal (musulman) ou casher (juif) comporteraient un risque accru de contamination, selon le porte-parole péquiste en matière d'agriculture, André Simard. Vétérinaire de son métier, M. Simard pousse l'enveloppe plus loin en disant que ce type d'abattage est cruel et "ne correspond pas aux valeurs du Québec."

Bock-Côté: la régression ne se propose pas à mots ouverts

Jean-Philippe Cipriani | Publication 24.04.2012
Jean-Philippe Cipriani

Le sociologue Mathieu Bock-Côté vient de publier Fin de cycle - Aux origines du malaise politique québécois. Beaucoup de temps de glace donné pour un point de vue somme toute marginal. Parce qu'au fond, Mathieu Bock-Côté est plutôt seul dans son coin. La social-démocratie est au cœur du nationalisme progressiste québécois depuis plus de 80 ans. Et l'évacuer des «fondamentaux» du nationalisme, comme l'exprime Mathieu-Bock-Côté, ne laisse effectivement que le nationalisme de Duplessis.

La question nationale reste au coeur du débat politique

Louis Bernard | Publication 20.04.2012
Louis Bernard

Présentement, le Québec traverse une période de transition et de flottement, à la recherche de nouvelles balises. Les années de réveil et de rattrapage qui ont suivi la Révolution tranquille des années '60 ont épuisé leur cours et le Québec est maintenant devenu une société moderne qui aspire à tenir sa place dans le peloton de tête des pays développés. Comment, alors, poursuivre la marche en avant? Comment redéfinir la question nationale à la lumière des réalités d'aujourd'hui, qui sont bien différentes ce celles d'il y a quatre décennies.