«Un budget écrit par la main gauche, mais livré par la main droite». C'est ainsi qu'un de mes amis décrivait le tout premier budget du gouvernement de Pauline Marois. En maintenant le cap sur le retour à l'équilibre budgétaire en 2013-14, le ministre Marceau a verrouillé la porte des dépenses et annoncé, sans le nommer, un budget d'austérité. Contenir la hausse des dépenses dans l'ensemble des ministères en déca de 1,8% tient de l'exploit ou d'un jovialisme débridé.
Cet après-midi, le ministre des Finances Raymond Bachand se présentera devant les médias pour le dévoilement de son budget. Chaussé de souliers neufs, une incontournable tradition relative à cet exercice, il nous dira que le Québec s'en tire bien et que son gouvernement fait un travail d'une remarquable efficacité. Au-delà de l'enrobage politique du budget, il faut porter une attention particulière aux chiffres. Et un chiffre pèse particulièrement lourd : la dette du secteur public,qui regroupe l'ensemble des obligations financières du gouvernement.