En toute logique, ceux qui veulent alourdir le fardeau fiscal des compagnies minières n'ont pas vraiment intérêt à revoir le régime des redevances au moment où ce secteur connaît un ralentissement important. Il serait pour le moins paradoxal d'augmenter les impôts de ces dernières au moment où les investissements prévus sont plus incertains que jamais!
Transparence, transparence, transparence... c'est l'un des mots qui reviennent le plus souvent dans le vocabulaire des ministres du gouvernement québécois. Pourtant. C'est dans la Gazette officielle qu'un journaliste curieux a découvert qu'André Boisclair, ex-chef du Parti québécois, avait bénéficié d'une seconde nomination, en plus de celle de délégué du Québec à New York. Le cas récent des coupes de 19 millions$ dans l'aide sociale est une autre illustration du caractère cachottier du gouvernement Marois. Encore là , c'est la Gazette officielle qui a révélé une intention bien dissimulée.
Six mois après l'élection du gouvernement Marois, les inquiétudes du mouvement écologiste se multiplient. Malgré quelques avancées, le Parti québécois semble reculer sur plusieurs positions électorales. Quelle sera la suite? Que faire, par exemple, lorsque le parti « progressiste » pour lequel vous avez voté se tourne à droite une fois élu?
Le 14e Sommet de la Francophonie s'est terminé il y a quelques heures à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Une quinzaine de dirigeants étrangers ont fait la route jusqu'à « Kin la belle » dont, étonnamment, Stephen Harper et Pauline Marois. Les critiques sur leurs présences et sur l'organisation même du Sommet dans un pays traversé par la pauvreté extrême, les guerres et les violations quotidiennes des droits furent nombreuses.
Au lieu de systématiquement pratiquer la distorsion et alimenter un (faux) sentiment d'urgence auprès du grand public, les opposants au développement responsable de nos richesses naturelles et leurs alliés anti-entreprises gagneraient à établir un dialogue constructif avec l'industrie et cesser cette diabolisation destructive.
On connaît la propension des politiciens à se placer sous les feux de la rampe et à s'attribuer les bonnes nouvelles. Est-ce à dire que lorsqu'un ministre ne se présente pas à une conférence de presse qui le concerne, la nouvelle est mauvaise pour son ministère? C'est ce qu'on serait porté à croire de l'absence du ministre de l'environnement fédéral à la conférence de presse donnée le 17 avril dernier par son collègue des Ressources naturelles.
Chaque fois que j'entends parler du Plan Nord, ce plan sensé définir le Québec de l'avenir, je ne peux m'empêcher de penser au film Avatar de James Cameron. Dans ce film qui se déroule en 2154, les Terriens exploitent sur la planète Pandora un minerai pour assouvir leurs besoins énergétiques. Aveuglés par leur soif de minerai, les Terriens passent à côté de la principale richesse de la planète : l'extraordinaire biodiversité de Pandora et la capacité des êtres vivants à communiquer entre eux.
Dans le dossier qui oppose les milieux économiques au gouvernement Charest sur les réformes à apporter à la loi sur les mines du Québec (LSM), l'industrie peut continuer espérer voir les principales parties pertinentes en arriver à un consensus sur le projet de loi 14 (Pl14) avec la proposition présentée récemment par le député libéral du comté de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, monsieur Daniel Bernard. La proposition Bernard est simple dans son approche et s'inspire de ce qui se fait dans la province de l'Ontario.