Nous venons d'être libérés!! 30 heures de détention et beaucoup d'anecdotes à raconter. Ils voulaient m'empêcher d'aller au procès d'Ángel Carromero. Cependant, en m'arrêtant, ils me permettaient en réalité d'expérimenter d'un point de vue journalistique l'autre côté de l'histoire : vivre dans la peau d'Ángel Carromero, comment se structure la pression autour d'un détenu. Voir de mes propres yeux les tactiques d'un Département d'Instruction du Ministère de l'Intérieur.
Comment est-ce qu'un nombre effarant d'usagers qui vivent leur vie de manière publique au sein d'un média social privé à qui on octroie l'accès gratuitement à nos plus infimes secrets angoissèrent face à la divulgation d'informations privées? Pourquoi est-il normal de faire confiance à une corporation qui protège ses intérêts en affirmant qu'il n'y a pas eu violation de la sécurité de ses usagers?
Les gens de Twitter n'ont pas attendu la sortie du nouveau système d'exploitation iOS6 pour iPhone et iPad pour lancer la nouvelle version de leur application officielle et la nouvelle interface pour le Web. Mardi, les utilisateurs du réseau social ont eu droit à un changement majeur sur la page profil de certains utilisateurs.
Après avoir lu et relu jusqu'à plus soif des textes autant à droite qu'à gauche, au centre ou nulle part sur l'échiquier traitant du fameux vote stratégique, je me devais d'en parler. Qu'est-ce que le vote stratégique? Il s'agit bel et bien de voter non pas nécessairement par conviction, mais pour éviter qu'un parti que nous n'aimons vraiment pas soit reporté au pouvoir. C'est plate en maudit, il faut se l'avouer, mais dans un système de démocratie représentative à un tour, c'est monnaie courante puisque nous n'avons qu'un seul vote.
J'ai décidé de faire une expérience pendant toute la durée de la campagne électorale: ne m'informer qu'à partir du web. Je consulte occasionellement les journaux en papier, mais je boycotte la TV. Et je compare aux précédantes élections. Je me suis abonné à la page Facebook des grands partis en lice, et je suis sur Twitter les partis et leurs ténors (quand ils sont présents). Je suis aussi les hashtags les plus populaires tels que #qc2012 et #polqc ou encore le toujours actif #assnat.
Cette deuxième semaine aura également permis de voir que le chef de la CAQ n'a pas peur de piquer une bonne idée au chef du PLQ. Je ne parle pas du programme du parti, je laisse ça à d'autres, mais plutôt de l'idée d'enregistrer un billet quotidien pour faire le bilan du jour, à bord de l'autobus de campagne. Et j'ajoute que de tous les politiciens présents dans la twittosphère québécoise, François Legault demeure encore le plus fidèle à ses abonnés.
Une première semaine vient de s'écouler depuis que les autobus de campagnes sont sur la route et force est d'admettre que même sur internet, les partis ont maintenant trouvé leur vitesse de croisière. En tète de peloton le PQ et le PLQ, suivi de Québec Solidaire, Option Nationale et finalement, la CAQ. C'est Pauline Marois qui aura donné le ton en confirmant qu'elle n'allait pas tweeter pendant la campagne, enlevant du coup l'odieux de ne pas y être pour Jean Charest.
Sur le plan politique, Twitter est un média captivant quand on fait partie de la « bulle politique ». Mais si c'est facile de s'abonner aux vedettes de la twittosphère, c'est plus difficile de les séduire par nos humbles commentaires et d'en faire nos abonnés. Les journalistes et politiciens ne s'abonnent pas aux 140 caractères de simples citoyens. Quelques exemples? Richard Martineau peut se vanter de 39 300 abonnés, mais de seulement 72 abonnements; François Legault, 12 500 abonnés et 390 abonnements; Justin Trudeau 143 000 abonnés, 620 abonnements; Chantal Hébert, 27 800 abonnés, 47 abonnements.
En lisant les manchettes aujourd'hui, je constate qu'on fait tout un plat à propos d'un message émis par un faux compte Twitter de Régis Labeaume. Étrangement, j'avais mentionné ce même faux compte il y a 2 ans sur ce blogue dans un billet qui explique quoi faire quand on se fait usurper son compte Twitter. Je constate que rien n'a été fait depuis cette date.
Sous un gouvernement du Parti québécois, les grandes chaînes franciseront leurs marques de commerce. Je propose la mise en place d'un groupe de travail avec une obligation de résultats à l'intérieur d'une échéance brève et ferme. Que ce soit par l'atteinte d'une interprétation consensuelle de la Charte de la langue française, par voie réglementaire ou par intervention législative, les grandes chaînes devront assortir leur marque de commerce d'un descriptif français.
J'ai regardé du coin de l'oeil dimanche soir le scandale du jour avec l'achat supposé d'amis Facebook pour la page de Pauline Marois sur Facebook. Une vidéo a été publiée sur YouTube faisant état de l'augmentation du nombre d'admirateurs pendant 7 jours. L'histoire me paraissait assez banale en partant. C'est une autre polémique idiote qui met le feu à Twitter comme à l'habitude. Toutefois, la désinformation par les experts en médias sociaux et le ravage des spin doctors des partis adverses m'agacent profondément. J'aimerais apporter une dose de réalité à cette histoire de fiction.
Il y a beaucoup trop de m'as-tu-vu-tisme sur ce fil d'oiseaux, et François Legault semble être tombé dedans, ou dessus, à pieds joints. Mais sexiste, son commentaire? Pas du tout. C'est une évidence sociologique que les femmes sont (toujours) désavantagées économiquement malgré de grandes enjambées sur le marché du travail. Et ce désavantage n'est pas seulement l'affaire du "système" mais l'affaire des femmes elles-mêmes.
Un échange sur Twitter entre la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, et le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, sur le sujet des droits de scolarité a suffisamment attiré l'attention des médias pour que ces derniers « officialisent » la décision prise par le chef de la CAQ d'être présent sur une base régulière sur Twitter via son compte @francoislegault.