C'est un air connu: les baby-boomers vieillissent et leur nombre seul suffira à faire crouler notre système de santé lorsqu'ils atteindront l'âge d'or. Le raisonnement semble logique, mais il est faux. D'après des recherches récentes, la fréquentation accrue des services de santé a une incidence deux fois plus importante sur les dépenses que le vieillissement de la population.
L'idée d'imposer des « frais modérateurs » refait surface régulièrement dans le débat sur la viabilité du système de santé au Canada. Certains pensent que le fait de facturer les soins aux patients permettrait de limiter les dépenses, de faire en sorte que les gens reçoivent uniquement les soins dont ils ont besoin et de veiller à ce qu'ils ne surutilisent pas les services. D'autres, que cela aiderait à recueillir des fonds dont le système de santé a bien besoin. Facturer les soins aux patients n'est pas une solution. Voici pourquoi.
Un patient qui comprend sa maladie, qui s'informe et qui se prépare à ses rendez-vous, optimise son utilisation du système de santé. En effet, en acceptant d'assumer la responsabilité de sa condition, plutôt que de s'en remettre au système, il permet une économie d'argent et une meilleure utilisation des ressources et du temps.
Je vous avertis tout de suite: ce blogue ne fait pas dans la dentelle. Eh oui, je mets tout dans le même paquet. Tout ce qui n'est pas scientifique. C'est comme ça. L'été dernier, Chantal Lavigne, une maman de 35 ans, est morte « cuite » dans sa sueur à la suite d'un traitement de sudation administré par une gourou de 5-10-15 se croyant investie d'une mission chamanique pour sauver l'humanité souffrante.