Jean Charest est buté, bouché, borné, méprisant, arrogant, entêté. Autant de qualités qui ne devraient jamais être accolées à un homme d'État qui se respecte dans une démocratie qui ser(vai)t d'exemple au reste du monde. Derrière cet aveugle qui conduit le Québec droit dans le mur, les deux mains dans nos poches, une armée de borgnes suit les yeux fermés.
Le Québec est mené par des hors-la-loi. Je ne parle pas de John James Charest et ses Libéraux. Je parle des individus et organisations qui ont proféré des menaces de sabotage envers le Grand Prix du Canada. Et de ceux pour qui la désobéissance civile est un droit fondamental. Ce sont eux qui mènent la province, actuellement.
Après des semaines de manifestations, il est évident que le problème va plus loin que la question de la hausse des frais de scolarité. Les manifestants nous forcent à nous poser une incontournable question : à quoi sert un gouvernement ? Gouverner, c'est établir des priorités. Les étudiants se rendent bien compte qu'ils ne pèsent pas lourd dans celles-ci.
«Conne, blondasse, condescendante, matante bourgeoise, vendue, frustrée, jalouse sans talent, ignorante de banlieue, vieille peau qui ne comprend rien». Je ne suis pas un fan de Sophie Durocher. Mais Isabelle Maréchal a un show de radio pas mal du tout. La question : méritaient-elles ce genre d'insultes, malgré leur position par rapport au conflit étudiant? Je pense que personne ne mérite cela.