Mon vendredi soir dernier, je l'ai consacré à Matthieu Simard ou plutôt à son dernier roman, La tendresse attendra (Stanké). Ce n'était pas notre première soirée ensemble. En fait, j'avais déjà passé du temps avec lui ou plutôt avec ses mots dans Ça sent la coupe (Stanké), il y a de cela un bon moment déjà. Le temps passe. C'est fou.
L'auteure, Pamela Druckerman, partage elle aussi avec ses lecteurs, entre autres incroyables découvertes, le fait que «les enfants français mangent des repas complets et équilibrés, qui ont plus de chances d'inclure des poireaux braisés que des pépites de poulet». Elle souligne aussi qu'«alors que ses amis américains passent leurs rencontres à arbitrer les chicanes entre les enfants, les parents français ont plus de chances de siroter leur café entre eux, pendant que les enfants jouent.»
En entrant dans la librairie, j'ai réalisé que je ne connaissais pas l'auteur de Madame Bovary. J'étais donc passablement embarrassée lorsque j'ai demandé au libraire qui l'avait écrit. Il n'a pas eu l'air surpris de ma question... Je suis allée payer en dérougissant. J'ai été frappée par la grande soif de liberté d'Emma Bovary, mais aussi à quel point elle n'en avait pas. Et non pas au sens où elle l'entendait, mais plutôt à sa manière d'être l'esclave de ses propres émotions.