Plusieurs facteurs déterminent l'avenir des minorités françaises hors Québec, dont leur propre volonté de s'épanouir. Mais un Québec fort et non indifférent au sort des Canadiens-français du ROC contribuerait à fonder une dynamique constructive. Un Québec qui n'a toutefois pas assumé un rôle politique avéré depuis très longtemps, malgré la tiède création d'un organisme de façade dit Centre de la francophonie des Amériques.
À l'heure où il y a débat en France sur la possibilité que le petit gouvernement de François Hollande autorise l'enseignement en anglais dans les universités de France, il est temps que la France se réveille et sorte de l'occupation aliénante qui est la sienne depuis quelques années. Il est temps qu'elle reprenne conscience de ses propres intérêts.
Malgré l'importance de prendre une décision responsable dans le dossier linguistique, la CAQ semble plutôt s'affairer à des calculs politiques.Plus particulièrement, elle semble tomber dans le même panneau que l'ADQ de Mario Dumont de 2007. En posant des objections sur tout, en n'appuyant rien, mais en se disant tout de même «ouverte», la Coalition prolonge inutilement le suspense.
Philippe Couillard et Marc Tanguay, respectivement chef du PLQ et porte-parole de l'opposition officielle pour la Charte de la langue française, ont fait paraître mardi dernier sur le Huffington Post Québec un texte qui expliquait leur opposition «par principe» au projet de loi 14. Soit les raisons pour lesquelles ils voteront contre celui-ci. Puisque je ne peux les laisser sans réplique, j'entends affirmer sans détour l'appui inconditionnel que je confère à ce projet de loi.
Rassurée par une perception idéalisée de sa propre importance et de celle de sa langue, la France pourrait bien s'éveiller un peu tard face au rouleau compresseur de la mondialisation et au chant standardisant de ses sirènes monolinguistes. Il lui serait probablement utile de faire preuve d'humilité et d'écouter attentivement ses amis québécois qui ont une bien plus vaste expérience en la matière.
Dans sa forme actuelle, le Projet de loi qui vise à modifier la Charte de la langue française n'a aucun avenir. La formation politique pour laquelle je travaille et milite va consentir à ce qu'il soit bientôt étudié "article par article", mais de mon point de vue, l'obstination idéologique des deux vieux partis risque d'entraîner le Projet de loi 14 dans une spirale de procédures.
Où va-t-on exactement? Il est incompréhensible qu'un représentant de l'OQLF fronce les sourcils pour le mot "pasta". C'est comme vouloir traduire "pizza" ou "Internet" en français. D'autres réglementations sont tout aussi absurdes et montrent le décalage entre le Québec et le reste du monde, comme la nécessité pour tout concours de s'enregistrer à la Régie des Jeux et de payer des droits. À cause de cette exigence, les Québécois sont exclus d'office de compétitions prestigieuses comme le "Google Code Jam 2013", dans la même catégorie que les Nord-Coréens ou les Cubains.
Qui défend la nécessaire diversité, qui défend la représentation des peuples et nations et donc ultimement qui défend l'équilibre démocratique de la gouvernance mondiale. De fait la langue française est le dernier contre-pouvoir. Contre-pouvoir agressé, faiblissant, mais contre-pouvoir résistant face au pouvoir dominant.
Le projet de loi 14 présenté pour renforcer la Charte de la langue française confèrerait au gouvernement le droit de retirer le statut bilingue à une municipalité qui ne remplirait plus la condition fixée par la Loi 101. Sans ce statut d'exception, une municipalité doit communiquer avec ses citoyens en français.
À l'occasion de la 15e journée de la Francophonie, le Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ) présente un nouveau symbole tout québécois. Il s'agit d'une contribution tangible afin de rappeler la place centrale qu'occupe le Québec dans la francophonie internationale et l'attachement tout particulier de notre peuple à la langue française.
Comment promouvoir le français ? Certaines mesures encore en vigueur étaient sans doute pertinentes dans le contexte dans lequel elles ont été prises. Mais aujourd'hui, le «pastagate» nous rappelle les absurdités auxquelles mène une stratégie de répression. Au contraire, il semblerait que les avantages d'une stratégie de séduction et d'ouverture sont grandement sous-estimés.
« Sorry Madame la Présidente, I didn't understand the question », en d'autres termes « Madame la Présidente, you are not my chum ». Il suffit au témoin récalcitrant d'exprimer clairement qu'il ne comprend pas la langue, ou les nuances de la langue de son interrogateur, pour soulever un doute raisonnable qui lui permettrait éventuellement d'être acquitté d'une accusation de parjure et d'outrage au tribunal. Ajoutons à cela le fait qu'on ait retardé cette enquête, ce qui a pour effet direct de justifier pleinement les trous de mémoire...