LA BELLE VIE

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Où ça, un conflit de générations?

Cela fait déjà un moment que l'on transpose automatiquement les choses en terme de « conflits de générations ». Cela avait commencé avec tout le plat que l'on faisait autour des « digital natives », et du supposé fossé qui sépare les jeunes ayant grandi avec l'époque « 2.0 » de leurs aînés. Discours qui n'a pas arrêté de prendre de l'ampleur depuis le conflit étudiant. En fait, bien des commentateurs jubilaient presque: ah!, enfin une belle guerre générationnelle! Désolée, mais c'est une vision que je n'achète pas.

Un bac avec ça?

Depuis que Richard Martineau s'est permis de critiquer des étudiants qui ont osé déguster un verre de sangria à la lumière du jour, la question sur les dépenses des étudiants semble s'être multipliée. Martineau n'est certainement pas le seul à avoir utilisé cette tactique pour faire valoir son opinion, car on peut l'observer dans de nombreux débats sur la question de la hausse. L'argument suit toujours la même formule pathétiquement prévisible: «Les étudiants ont juste à se priver de leur (insérer objet de valeur) et ils pourront couvrir la hausse».