La fermeture de la mine d'amiante Jeffrey, la démission de Daniel Breton, le Jour de la Terre à Montréal, la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, plusieurs nouvelles concernant l'environnement ont fait la manchette cette année. Sur le plan international, il faut d'ailleurs rappeler l'importance qu'a eue la tempête Sandy sur la campagne électorale de Barack Obama. Voici donc un palmarès des dix événements les plus marquants de l'année 2012 en environnement.
Je lisais récemment dans le Courrier international que le Canada était maintenant un leader international, que le gouvernement conservateur de Harper avait pris de l'initiative au plan international. Pourquoi moi, résidant du Canada et du Québec, est-ce que je perçois d'une manière totalement différente notre nouvelle image internationale ? Parce que je suis membre du NPD ? Peut-être. Parce que je suis Québécois ? Peut-être bien aussi.
Vous avez bien lu. Le fossoyeur du protocole de Kyoto prétend aujourd'hui être inquiet de l'impact des changements climatiques. Cet homme, qui n'a même pas attendu une journée avant de déchirer le protocole à son retour de Copenhague en 2009, dit maintenant être à la recherche d'un nouvel accord mondial.
Quand j'ai été élu à la Chambre des communes il y a un an, j'ai accepté le mandat de mes concitoyens le coeur rempli d'espoir. Bien que les conservateurs aient remporté l'élection, je croyais qu'il serait possible pour moi de travailler avec mes collègues de toutes allégeances au nom du bien-être des Canadiens. Douze mois et un budget plus tard, j'avoue m'être trompé.
Les conservateurs de Stephen Harper ne cachent aucunement que leur unique stratégie économique consiste à exploiter au maximum le pétrole des sables bitumineux. Depuis quelques mois, alors qu'ils apparaissaient de marbre devant toutes les récriminations ou mobilisations populaires sur quelques enjeux politique, social ou encore de droit que ce soit, ils sont soudainement secoués devant les luttes citoyennes et les campagnes environnementales qui appellent à davantage de contrôle sur l'industrie extractive canadienne.
L'Agence Canadienne de développement international lançait le 13 février dernier un nouveau Fonds canadien pour des projets d'adaptation aux changements climatiques en Afrique. Si l'intention apparait de prime abord valable, au Québec, plusieurs organisations de solidarité internationale, trouvent au contraire que cette nouvelle initiative du Gouvernement Harper ajoute l'insulte à l'injure. Un nombre important d'organisations de coopération internationale établies depuis des dizaines d'années, canadiennes mais surtout québécoises, ont vu leurs ressources stagner (au mieux) mais surtout diminuer depuis l'arrivée en poste du gouvernement conservateur.