Ce qu'il est convenu d'appeler d'une façon générale l'"antisémitisme" -improprement- ou la "judéophobie" pourrait être défini simplement, du point de vue des victimes, comme l'ensemble des violences subies par les Juifs dans l'Histoire. Mais l'existence de victimes juives implique celle de leurs agresseurs ou de leurs "bourreaux", dont les motivations et les actes peuvent être qualifiés, toujours aussi improprement, d'»antisémites" - car ce ne sont pas "les Sémites" qui sont visés par les "antisémites", mais bien "les Juifs".
Pour lutter contre des idées reçues, pour amorcer un dialogue, un groupe de Juifs hassidiques Loubavitch a conçu, à New York, un Hassidic Tour. Autour du siège social de leur mouvement, à Brooklyn, les participantsont la chance d'échanger avec un rabbin hassidique sur leur mode de vie, de visiter leur synagogue principale, de voir comment sont fabriquées les petites boîtes posées sur le front et sur le bras, de manger un repas cachère typique, etc. Je suis revenu de cette petite odyssée en souhaitant que les Juifs hassidiques de chez nous fassent aussi la même chose.
Bien que non-catholique, les événements qui se sont déroulés au Vatican ces derniers jours ne m'ont pas laissé indifférent. En fait, ils ne peuvent laisser personne indifférent. La démission de Benoît XVI suivie par le conclave en place pour le choix de son successeur François sont non seulement des faits historiques, ils auront un impact sur le plus de 1,2 milliard de catholiques - de même que pour de nombreux non-catholiques.
Le monde hassidique fascine et nous déroute. Il est en tous les cas peu connu par la très grande majorité d'entre nous, même par les Juifs ne faisant pas partie de cette communauté. Avec son livre à paraître le 6 mars prochain, Pourquoi moi? Ma vie chez les juifs hassidiques, la chroniqueuse Lise Ravary ne peut que faire œuvre utile en présentant le monde mystérieux de l'hassidisme.
On peut discuter de la situation entre les Juifs et les Arabes au Proche-Orient et être en désaccord. Chacun a droit à son opinion. Chacun a le droit de se faire sa propre opinion. Mais chacun n'a pas le droit de s'inventer des faits. Et dire que les Juifs d'aujoud'hui descendent des Khazars revient à inventer des faits.
En 1990, Mike Godwin énonçait la désormais célèbre loi de Godwin: Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler s'approche de 1. Aujourd'hui, il est de bon ton d'y faire référence, et mieux, on perçoit chez quiconque qui croit déceler un de ces fameux points Godwin une sorte de fierté digne de celui qui sait. Alors, il l'énoncera avec cette petite suffisance de celui qui est convaincu de savoir.
J.E. strikes again! Selon l'émission diffusée sur les ondes de TVA, les consommateurs québécois achèteraient à leur insu des produits alimentaires en payant les coûts d'une certification dont ils ne seraient pas demandeurs. Ces allégations entretiennent évidemment le mythe d'une minorité juive qui contraindrait la majorité à se conformer à ses règles religieuses.
Ce jeudi a marqué un important moment de commémoration et de souvenir à l'Hôtel de ville de Montréal, alors que l'on y a souligné le 100e anniversaire de la naissance de Raoul Wallenberg en lui octroyant le statut de Citoyen d'honneur de Montréal. Raoul Wallenberg, un Suédois non-juif, a sauvé à lui seul en quatre mois un plus grand nombre de Juifs dans la Hongrie de 1944 que n'importe quel gouvernement, et a été désigné comme étant «le plus grand humaniste du XXe siècle» par l'ONU.
On me demande souvent des questions sur la poignée de Juifs qui s'opposent à l'État d'Israël. Les campagnes récentes de ceux-ci au sein des Églises libérales (Église presbytérienne aux États-Unis et Église unie au Canada) les ont ramenés dans le débat public. Bien qu'étant ultra minoritaire, cette tendance attire évidemment l'attention médiatique parce que, justement, elle est inusitée.
Le fait d'officiellement interdire la vente de terres aux Juifs a un but inexorable, qui représente la rejection officielle de la coexistence palestinienne avec les Juifs. Cela veut-il dire que les juifs vivant à l'intérieur des frontières d'un éventuel état palestinien seraient appelés à partir? "Absolument", a déclaré l'envoyé palestinien aux États-Unis Maen Areikat Rashid lors d'une interview, l'année dernière, avec le journal 'Tablet', réitérant ainsi que, bien que les Arabes forment plus de vingt pour cent de la population d'Israël, aucun Juif ne sera toléré dans un futur état palestinien.
Vous vous souvenez sûrement de Surprise sur prise, l'émission de Marcel Béliveau qui piégeait des personnalités québécoises en les plaçant dans des situations loufoques. Les États-Unis ont aussi eu des émissions similaires telles que Candid Camera et Punk'd. L'Égypte aussi a une telle émission : Al Nahar.
Persona non grata en France en raison de ses nombreux délires antisémites, Dieudonné devait revenir chez les 14-15-16 pour une série de spectacles. Déception totale chez les antisémites et les amateurs d'humour bernés, ces spectacles ont été annulés suite aux pressions exercées par le Centre consultatif des relations juives et israéliennes de Montréal.
Le 28 avril dernier, La Presse publiait ce que nous sommes en droit d'appeler un publi-reportage sur l'antisémite français Dieudonné. Jamais, dans l'article de La Presse, le journaliste Éric Clément ne pose les dures questions qui auraient dû être posées à ce raciste reconnu comme tel par plusieurs cours de justice
Pourquoi est-il devenu si difficile aujourd'hui de nommer un attentat antisémite et raciste comme tel? Certains voudraient n'en parler que comme d'un attentat terroriste, d'autres comme cet expert d'Al Qaeda, ne s'y réfère que comme un acte de criminalité pure, centré sur la personnalité de l'assassin!
L'attaque horrible contre une école juive en France le 19 mars dernier, attaque qui a fait quatre morts innocents et plusieurs blessés, est une occasion de se poser, chez nous aussi, certaines questions qui peuvent être désagréables. Nous sommes en droit de nous poser la question : peut-il véritablement y avoir liberté de religion si celle-ci ne peut être exercée que derrière d'imposantes mesures de sécurité?