Une dose de vodka framboise-coco. Du jus de cranberry. Et un trait d'amertume pour parfaire le mélange. C'est la recette du "Paul Ryan Special", un cocktail rouge-bonbon, couleur du parti républicain, que sert pour 5 dollars, le barman du Tonic Bar, ce mardi soir, à New York. Au dessus du comptoir en bois massif de l'établissement de Times square, Paul Ryan, la cravate d'un rouge presque aussi éclatant que le breuvage sirupeux, affronte sur écran géant Joe Biden, son rival démocrate à la vice-présidence des Etats-Unis.
Lors de son élection en 2008, les progressistes américains s'étaient enthousiasmés à l'idée de voir le premier président noir entrer à la Maison blanche. Cela était d'autant plus emballant que ce président avait sous le bras un agenda audacieux dont l'objectif était, entre autres, de restaurer l'image des États-Unis de par le monde, mise à mal par la politique unilatéraliste et agressive de George W. Bush. Or, quatre années plus tard, et aux yeux de bons nombres d'observateurs, la politique extérieure et militaire du président démocrate non seulement s'inscrit dans la lignée de son prédécesseur, mais sur bien des points, elle aura été poussée à un nouveau niveau de violence et de secret.
La déclaration du Président Obama en faveur du mariage gai, ce mercredi, 9 mai, constitue une percée historique dans l'histoire des droits civils aux États-Unis. Sans doute, il ne s'agit que d'un simple avis sans aucune conséquence légale. Il faut noter aussi que le président réagit à des initiatives de son entourage.