Les indépendantistes québécois contemporains nous chantent à perte de voix l'incompatibilité prétendue des valeurs canadiennes et des valeurs québécoises . À l'absolutisme identitaire faussement dichotomique de mes concitoyens sécessionnistes, j'oppose la notion de complémentarité identitaire. Ainsi, de ma fierté canadienne et québécoise, il n'y aurait de honte que dans l'idée d'en renier une en dénaturant l'autre.
Lancé l'année dernière au milieu du «printemps érable», le livre Un gouvernement de trop de Stéphane Gobeil n'a pas reçu l'attention qu'il méritait. Gobeil, un conseiller au cabinet de l'actuelle première ministre et ex-employé du Bloc québécois, a épluché les comptes publics fédéraux afin de déterminer la part que reçoit le Québec du gouvernement fédéral, et surtout pour estimer les économies que pourrait réaliser un Québec indépendant en coupant les dédoublements administratifs. Sa conclusion: un Québec indépendant aurait économisé 7,5 milliards de dollars pour l'année fiscale 2009-2010 en dédoublements administratifs et en programmes qui ne servent pas - ou peu - le Québec.
Pourquoi j'écris? J'écris par nécessité. J'écris parce que, selon moi il est plus qu'urgent que le peuple québécois prenne en main son destin et s'affranchisse enfin de la tutelle du néocolonialisme canadien qui l'empêche d'exister. Parce que c'est bien de ça dont il est question, exister. Exister en tant que peuple. L'urgence me saute aux yeux lorsque je regarde Stephen et sa bande gouverner. Je me dis que le peuple québécois doit bien s'apercevoir qu'il n'a rien à voir avec cette farce monumentale qu'est le Canada. Alors j'écris.
Chaque année, mes amis du groupe l'Idée fédérale publient un sondage CROP pour tenter de démontrer que tout est, comme disait Shakespeare, honky-dory, dans le merveilleux monde du fédéralisme. Chaque année, je me fais un malin plaisir de donner ma propre lecture de leur sondage. Devenu ministre, c'est un plaisir auquel je refuse de renoncer.
C'est assez! Sans blague et trêve de paraphrasage à la Péloquin, je vais vous faire une confidence: 2012 ne sera pas l'année de la fin du monde. Mais si on s'y mettait, elle pourrait être l'année de la fin du monde à Charest. Une fois cette première étape glorieuse, franchie, il faudra se souhaiter d'aboutir. Vite, avant la prochaine fin du monde annoncée.
Par la signature de cette Déclaration initiée par le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), plusieurs Québécois ont tenu à exprimer pourquoi ils veulent un État indépendant et en quoi le cadre canadien ne convient plus aux aspirations québécoises.Trente ans après le rapatriement de la Constitution, ils souhaitent également décrire le Canada tel qu'ils le perçoivent.