Décidément, on mélange tout: la pornographie, l'art, l'horreur ... Le procès de Rémy Couture fait la preuve, hors de tout doute raisonnable, qu'on est bien confus et que le flou règne. Je suis d'avis que le travail de l'artiste-maquilleur Rémy Couture, son objet, c'est l'horreur, pas le porno. Aussi, j'estime que le ministère public a dérapé en tentant d'associer les productions de cet artiste à du matériel porno, à de l'obscénité sexuelle, à de l'incitation à la dépravation sexuelle.
Patrick Senécal met en mots la petite communauté de Saint-Trailouin et son improbable cégep Malphas, du nom d'un obscur démon. Complètement lâché lousse, il explore cet univers avec un bonheur jouissif, imaginant souvent le pire, décrivant l'odieux enrubanné d'un humour grinçant, ironique, sarcastique, voire sadique.
Diffusion dans un journal télévisé de l'intégralité de l'exécution d'une femme à une heure de grande écoute; diffusion dans un magazine télévisuel de la voix d'un tueur en série quelques minutes avant son exécution par la police, toujours à une heure de grande écoute; publication de la photographie d'une adolescente psychologiquement perturbée qui témoigne de son « affection » pour un tueur sanguinaire en première page d'un journal Web.