Le ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne en a fait un de ses chevaux de bataille, la Journée nationale des Patriotes ayant de nouveau fait ressurgir la question de l'enseignement de l'histoire au Québec et je m'en réjouis grandement. Il est de notre devoir d'appuyer toutes mesures qui feront en sorte que l'on cesse de former des incultes, des ignorants quant aux fondements historiques de leur nation au Québec.
Sans être historien, même amateur, ne faut-il pas se nourrir à la mamelle de l'Histoire. Se souvenir! Prendre du recul! Il faut célébrer les sages de la Nation pour en extirper sa grande Histoire, ses grandes œuvres et les grandes valeurs nobles qui ont animé les faits et gestes de nos ancêtres. Sinon, que nous reste-t-il si nous ne cherchons qu'à dénigrer d'une façon mesquine et partisane tous les hauts faits de nos membres les plus illustres qui nourrissent notre fierté?
Depuis quelques années, un débat fait rage parmi les historiens québécois, qui s'entre-déchirent à propos de la question suivante: comment faut-il enseigner l'histoire du Québec? Ce débat n'est que le plus récent des conflits frontaliers dans une longue série d'escarmouches où deux camps s'affrontent: les «classiques» affirment que, dès le 18e siècle, le conservatisme des Québécois les rendait hostiles au progrès, tandis que les «révisionnistes» voient l'histoire du Québec comme un long processus de modernisation.
Le programme d'univers social inauguré en 2006 visait au départ à alléger la matière du cours d'histoire et à lutter contre le décrochage. L'échec est aujourd'hui cuisant. Loin d'être allégé, le cours «Histoire et éducation à la citoyenneté» se retrouve plutôt surchargé de lubies didactiques. Quant au taux de décrochage, il n'a pas bougé d'un poil. Un constat gênant que les administrations camouflent à l'heure actuelle en baissant les seuils de réussite et en proposant une épreuve synthèse si insignifiante qu'on pourrait bientôt diplômer un citron.
Au cours de l'hiver, les employés du futur Musée de l'histoire du Canada ont entamé les démarches pour mettre en œuvre les vœux du gouvernement Harper. Le musée le plus achalandé du Canada, le Musée des Civilisations à Gatineau, sera conduit à l'échafaud afin de céder la place à un établissement où l'histoire du Canada est mise en valeur.
Nous étions donc, Pauline Marois et quelques candidats dont moi-même, devant le Cinéma Beaubien à présenter les engagements du Parti Québécois en matière de culture, ce qui, compte tenu de l'importance de ce dossier, n'est pas une mince affaire. « La culture d'un peuple, c'est l'ensemble des manifestations de son identité et de ses différences. C'est aussi le langage à travers lequel nous exprimons notre vision du monde. Nous devons lui accorder des moyens supplémentaires pour s'épanouir », expliqua notre chef.
Le gouvernement fédéral dépouille le Québec de fragments de son histoire et fait une grande vente de garage. Les Anglais utilisent l'expression « Spoils of war », butin de guerre. Les conservateurs concluent la Conquête et dérobent nos trésors nationaux -nation qu'ils ont reconnue- pour les vendre aux plus offrants. Tant le Parti Québécois que le Bloc Québécois ont sonné l'alarme sur ce scandale et il est impératif d'empêcher ce cambriolage de notre Histoire
La place des femmes en politique est l'un des sujets qui revient dans l'actualité au gré des élections. Combien sont-elles? Que font-elles? Font-elles la politique différemment des hommes? Représentent-elles vraiment les intérêts des femmes? Autant de questions pertinentes qui nous font souvent oublier que le combat des femmes pour les droits politiques est une lutte inachevée et qu'il y a encore beaucoup de place pour elles dans ce monde, trop longtemps réservé aux hommes.