Le verdict vient de tomber par l'entremise de l'Unité permanente anticorruption (UPAC): 37 arrestations, dont l'ancien maire de Laval Gilles Vaillancourt, l'entrepreneur Antonio «Tony» Accurso et l'ex-vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol. Trois noms ayant fréquemment défrayé les manchettes ces dernières années, rarement pour les bonnes raisons. Le «Système Laval» vient d'en prendre un coup, et il y a fort à parier qu'il y en a plusieurs, en apprenant le coup de filet réalisé par l'UPAC, qui doivent être très inquiets.
On peut dire que c'est la fin d'une époque dans la troisième plus grande ville québécoise. Depuis 1989, le roi de Laval a dirigé la ville d'une main de fer. C'était lui Laval. Que sera l'héritage de ce politicien municipal? C'est évident que les soupçons de corruption et de marchandage vont entacher son règne. Malgré cela, il faut quand même reconnaître que M. Vaillancourt laisse une ville bien en ordre sur le plan économique.
C'est sûr, tout occupés que nous sommes à rager contre la corruption et la congestion, nous ne sommes pas intellectuellement disponibles pour les bonnes nouvelles. Lorsque l'abcès sera crevé, que la nouvelle loi 1 aura fait le tri entre les bons entrepreneurs et les autres, que des élections auront donné à Montréal et à Laval une relève politique toute neuve, nous serons plus réceptifs.