N'en déplaise donc aux dirigeants de l'industrie du spectacle, nous ne « zapperons » pas cette crise sociale. Les enjeux sont trop grands, les questions trop importantes et débordant de loin le seul conflit étudiant pour que l'on mette le tout sous le boisseau. Un festival - à plus forte raison subventionné - peu toujours espérer faire mieux à l'édition suivante. Force est d'admettre qu'une société entière n'a cependant pas le luxe de disposer d'une pareille marge de manœuvre. Lorsque le feu est pris à la demeure, l'on ne reste pas à s'amuser sur le perron.
Devions-nous rire en réaction aux propos de Gilbert Rozon, président du Festival juste pour rire, dans l'émission 24 heures en 60 minutes d'Anne-Marie Dussault sur RDI, ce mercredi 23 mai 2012? En fait, je n'ai pas ri du tout! Ce n'étaient pas des blagues! C'est avec beaucoup de sérieux que M. Gilbert Rozon s'est exprimé sur la Loi 78, sur le conflit actuel entre les étudiants et le gouvernement, sur la jeunesse québécoise, sur les interventions de la police lors des manifestations. Nous avons eu droit à une vision très personnelle de la société québécoise.