On cherche l'épaisseur, on voit les atermoiements, on cherche l'audace, on voit le refus du conflit, on cherche l'autorité, et on voit un certain désordre dans la majorité comme au gouvernement. Les Français aiment les chefs, Bonaparte à Arcole, de Gaulle à Alger, Mitterrand au Bundestag, qui les emballe, les fasse vibrer, leur parle de la France, leur montre une vision, leur dise surtout où nous allons. Sarkozy avait abusé des coups de menton qui le rendaient peu crédible. Hollande, avec son air plus notarial que martial, peine à rassurer des Français désabusés et inquiets comme jamais.
On rigole jaune-cirrhose dans la zone Euro ces temps-ci. Grosses instabilités économiques, dissensions politiques, inquiétudes sur l'avenir de la monnaie unique et des nations, chômage suffocant, plans d'austérité, etc. Et puis, dans ce bouillon merdique, il y a un ingrédient bien connu qui ressort encore. Dans l'incertitude, dans les périodes troubles, on a ce vilain réflexe de se rattacher aux vieilles traditions, aux vieilles mœurs, et on remet le nationalisme à l'ordre du jour.
Dans le conte d'Andersen, le roi est nu et seul un enfant ose le dire. L'image fut reprise de multiples fois, (notamment par Simon Leys dans Les Habits neufs du Président Mao) et figure dans le langage courant pour signifier une imposture que personne n'ose énoncer, mais que l'évidence finit par faire éclater. Il en va tout au contraire pour le président François Hollande qui est aujourd'hui revêtu de deux habits différents, visibles par tous, mais regardés différemment.
Cher Monsieur Depardieu, Tout en sachant pertinemment que mon message risque de se perdre et de ne jamais aboutir dans votre boîte courriel, je me permets d'écrire ceci : Lorsque j'étais petite, je regardais les Misérables en boucle. Un chocolat chaud pas très loin sur la table d'appoint, une grosse doudou m'enveloppant et j'attendais patiemment que l'histoire se termine pour la recommencer. J'étais émerveillée devant la volonté du père Madeleine, maire de Montreuil-sur-Mer, à générer le bien autour de lui...
Les synagogues, les magasins cachère, les écoles y sont devenues des cibles d'attentats. Les Juifs - ceux qui fréquentent ces endroits - sont clairement visés. De jeunes Juifs sont tabassés parce qu'ils portent une kippa. Ne sont pas visés les immigrants; il n'y a aucune vague de violences contre les arabo-musulmans, les bouddhistes ne sont pas dans la mire. On vise les Juifs. Parce qu'ils sont juifs.
Pour ceux que l'économie intéressent au-dessus de tout, il devrait suffire d'indiquer que la France est le second investisseur au Québec. Que l'implantation de ses 166 entreprises chez nous dépasse en nombre leur présence dans n'importe quelle province ou État américain et qu'elles emploient directement 8 000 salariés québécois, dans de bons secteurs d'emploi, devrait clore le débat sur la valeur de cette relation.