La Commission Charbonneau aurait besoin de 18 mois supplémentaires pour finir de débarrasser le Québec d'un système de corruption bien installé. C'est long 18 mois. La juge France Charbonneau a surpris en demandant une aussi longue prolongation de son mandat, soit jusqu'en avril 2015. Compte tenu de l'étendue de la gangrène, l'échéance de l'automne prochain était irréaliste. Mais un an et demi de plus?
« Sorry Madame la Présidente, I didn't understand the question », en d'autres termes « Madame la Présidente, you are not my chum ». Il suffit au témoin récalcitrant d'exprimer clairement qu'il ne comprend pas la langue, ou les nuances de la langue de son interrogateur, pour soulever un doute raisonnable qui lui permettrait éventuellement d'être acquitté d'une accusation de parjure et d'outrage au tribunal. Ajoutons à cela le fait qu'on ait retardé cette enquête, ce qui a pour effet direct de justifier pleinement les trous de mémoire...
La commission Charbonneau a péché en ne filtrant pas suffisamment le témoignage du témoin Dumont. Elle a péché à nouveau en ne réagissant pas immédiatement quand ce dernier a fait des révélations inattendues, aux lourdes conséquences. L'impression que l'on garde, c'est que la commission, furieuse, a décidé d'enfoncer Martin Dumont publiquement, en le faisant parader à la reprise de ses travaux. Mal lui en pris, parce que, ce faisant, elle a ouvert la porte à la coriace avocate Suzanne Gagné.
Jacques Duchesneau a largué une bombe à fragmentation en soutenant que 70% des élections au Québec se font avec de l'argent sale. Selon lui, sévit un financement occulte de financement des partis politiques qui s'est développé en dehors des contrôles installés depuis des décennies.
COUVERTURE EN DIRECT - Le ministre des Transports du Québec peut consulter les projets que son ministère souhaite mettre en oeuvre dans chacune des ...