La session qui vient de se terminer à l'Assemblée nationale nous a démontré de façon éloquente -trop éloquente à mon goût, pour tout dire- les différences d'approche entre le gouvernement Harper et le gouvernement du Québec en ce qui a trait à la démocratie et, en particulier, au financement des partis politiques.
Il n'y a rien de satisfaisant à voir le maire de la première ville au Québec quitter ainsi, sous l'opprobre public. Non pas que je crois que Gérald Tremblay soit une victime, mais dans cette crise que traverse le monde politique québécois, la responsabilité est en réalité partagée, tant par les politiciens que par la population québécoise. Nous sommes tous responsables de l'état misérable de nos institutions publiques et de la probité de notre classe politique qui, au fond, n'est que le reflet de nos propres choix.
La semaine dernière, j'ai eu l'occasion d'exprimer mon point de vue sur ce qui constitue, à mon avis, le nœud du problème: le financement des partis politiques provinciaux. Comme candidat à la direction du Parti libéral du Québec, je crois qu'il est de mon devoir de partager mes idées à ce sujet afin que nous puissions entamer un dialogue constructif et inclusif sur cette question. Il s'agit d'une question qui doit transcender l'esprit partisan, car elle concerne tous les partis.