Stéphane Cazes est né en 1983 dans le sud-ouest de la France. Cinéphile passionné, il étudie dans une école de cinéma et, à 18 ans, il entreprend l'écriture d'un scénario sur le lien entre la mère et son enfant. Pourquoi ce sujet? Il l'ignore. En faisant sa recherche, il apprend que depuis 1946, en France, il existe une loi permettant aux femmes emprisonnées de garder avec elles leur enfant né en prison, pour une période de trois ans.
Je suis particulièrement sensible au travail de Lucas Belvaux, autant comme acteur que réalisateur. Son cinéma est singulier, engagé, porte sur des thèmes graves où le fond et la forme s'harmonisent. C'est le cas pour 38 témoins qui part de l'ambiguïté d'un fait divers pour déboucher sur un portrait des dérives de la société actuelle.
Dans les Landes, on arrange les mariages pour allier les familles et réunir les terrains. Thérèse Larroque devient ainsi madame Desqueyroux. Mais cette jeune femme aux idées avant-gardistes (nous sommes en 1928) ne respecte pas les conventions bien ancrées dans sa région. Pour se libérer du destin qu'on lui a imposé, elle tentera tout pour sortir d'Argelouse, la maison familiale.
C'est vrai que le titre est ringuard, qu'il y a des clichés, du déjà-vu -- la pulpeuse adolescente qui ressemble à Adjani et le vieux caractériel, toujours de mauvaise humeur. Moi je m'en fous, le film a du charme un peu désuet, mais les acteurs sont justes, le paysage des Charente-Maritime joliment filmé.
Plus de dix ans après le succès de son roman The Perks of Being a Wallflower, le romancier et scénariste Stephen Chbosky en signe aujourd'hui l'adaptation cinématographique. Au commande du scénario et de la réalisation, Chbosky laisse aujourd'hui son film faire ses premiers pas au TIFF, en attendant sa grande sortie un peu plus tard en septembre.
J'ai beaucoup aimé les scènes entre Jean Dujardin et Alexandra Lamy, qui posent la vraie question: quand c'est un homme qui trompe dans le fond ça ne compte pas, mais si c'est une femme, elle n' a pas le droit, parce qu'en général elle tombe amoureuse, c'est comme ça que ça fonctionne dans la tête des garçons, c'est mon fils qui me l'a dit.
Que s'est-il donc passé pour que 2 Days in New York, son petit dernier (en salles depuis le 17 août), tombe à ce point à plat et rate à peu près tous ses effets? Car c'est bien malheureux, mais cette comédie qui reprend les principaux personnages de 2 Days in Paris, hormis le compagnon de Marion (Julie Delpy), joué ici par Chris Rock plutôt que par Adam Goldberg, constitue un échec absolument navrant.