Au-delà des polémiques qu'il suscite (en particulier sur son refus de la violence révolutionnaire), Camus reste toujours un personnage insaisissable, à l'écart parce que lui-même refusait d'être enfermé dans des catégories politiques rigides. Cette position singulière, d'étrangeté parle à la jeunesse actuelle. Nullement parce qu'il est mort à 47 ans. À cet âge-là, un peuple d'écrivains, de musiciens, de peintres, d'artistes de Van Gogh à Schubert avaient donné une œuvre parvenue à maturité. Mais Camus a quelque chose de particulier pour les jeunes.
La misanthropie est le fruit d'un espoir déçu, ai-je déjà lu quelque part. Un genre de traumatisme « post-écoeurantite aiguë ». Après le visionnement du documentaire Dérives, exposant l'institutionnalisation de la brutalité policière comme méthode d'intimidation politique, majoritairement durant la grève étudiante de 2012, on pourrait en venir à vouloir gerber sur le genre humain, une réaction un poil adolescente.
« Mourir, cela n'est rien ! Mais vieillir ! Oh, vieillir !... » chantait Jacques Brel. En allant voir Amour, je savais que j'allais vivre une expérience puissante. D'abord, parce que j'aime passionnément le cinéma de ce réalisateur autrichien, et parce que la fin de la vie est un thème qui m'obsède. J'ai l'âge de ces deux personnages, Georges (Jean-Louis Trintignant) et Anne (Emmanuelle Riva). C'est un couple d'octogénaires, des gens cultivés, professeurs de musique à la retraite.
Bienvenue au Gold Rush, votre résumé de tout ce qui concerne les Oscars par le Huff Post Culture. A partir de maintenant et jusqu'au 25 février 2013, Michel Hogan, rédacteur en chef art et culture et Christopher Rosen, rédacteur de la rubrique culture pour le HuffPost américain discuteront de la saison des récompenses et de quels films feront le plus de bruit lors de la 85ème cérémonie des oscars.