Quand seulement 50 membres sur 610 se présentent à l'assemblée générale annuelle, on est en droit de se demander qui la Fédération des femmes du Québec représente-t-elle au juste. Pas moi, pas mes amies, et certainement pas mes filles. Pourtant, nous sommes toutes des féministes dans l'âme et dans l'action, même si le mot est devenu ringard et gèle dans ma bouche. Surtout quand des extrémistes se l'approprient.
La Journée internationale des femmes, le 8 mars, nous permettra de renouveler notre réflexion sur les progrès des luttes menées par les femmes d'ici et d'ailleurs. Elle ne fera pas oublier, malgré les avancées, la fragilité des droits acquis, particulièrement au chapitre du travail avec son lot d'emplois parmi les plus précaires. Pensons également à la violence envers les femmes, trop souvent banalisée et à ce constat désolant qu'elles sont les plus pauvres parmi les plus pauvres comme nous l'apprend la Fédération des femmes du Québec.