Gérard Depardieu prend le contrepied de l'attitude de Simone Signoret au soir de sa vie, il milite pour une cause: la sienne. Quand il ouvre sa gueule, c'est pour sa gueule. Simone Signoret a terminé sa vie en publiant Adieu Volodia, Volodia diminutif de Vladimir, Gérard Depardieu écrit quant à lui un vibrant "Bonjour Volodia", bonjour Vladimir Poutine.
Si l'argent et la fortune n'ont pas de frontières, ceux qui ont décidé d'en faire leurs seuls maîtres doivent comprendre qu'une citoyenneté vient avec des droits, mais aussi des devoirs envers l'État, de même qu'envers tous nos concitoyens qui sont eux aussi garants de notre sort personnel. Si, comme Depardieu, l'on pousse le cynisme jusqu'à aller demander une citoyenneté qui nous est complètement étrangère, on se doit aussi collectivement de réaffirmer qu'une citoyenneté s'acquiert, mais qu'elle peut aussi se retirer. Et cela, aucune fortune ne pourra le racheter.
Puisque je dispose d'une tribune pour exhaler mes humeurs, je voudrais, sans entrer dans la mêlée, parler du cas Depardieu. Pour me souvenir de la Belgique de mes 20 ans. Car je note que les grands oubliés de l'affaire sont les Belges. N'avons-nous pas le droit de lâcher Saint-Germain-des-Près pour la plèbe wallonne?
Comment prouver non pas que Bernard Arnault est riche, ça il ne devrait pas y avoir trop de problème, non, comment attester sans crainte d'être réfuté qu'il s'agit d'un "riche con" ? En d'autres termes, comment reconnaitre un con. Les tontons flingueurs, experts en ce domaine, expliquaient que le con se reconnaissait au fait qu'il ose tout. Mais d'un autre coté, si le seul fait de vouloir échapper au fisc fait de vous un con, alors j'ai bien peur d'avoir aujourd'hui 65 millions de cons comme compatriotes.