Si certains détracteurs croient que les groupes écologistes n'ont que de mauvaises nouvelles à annoncer, qu'ils se ravisent! La Semaine du Saint-Laurent est un bel exemple de la collaboration de plusieurs organisations pour la mise en valeur de ce joyau qu'est le fleuve. De Montréal à Québec, de Trois-Rivières au Saguenay, et de la Côte-Nord aux Îles-de-la-Madeleine, nous partageons tous et toutes une histoire commune avec le Saint-Laurent.
La régulation du développement des ressources par une approche intégrant les impacts cumulatifs pourrait contrebalancer le paradigme actuel de gestion. Cette approche serait axée sur les besoins en gestion du territoire, de l'eau, de l'air, de la faune et des communautés qui en dépendent en premier lieu, plutôt que sur l'extraction des ressources. En termes pratiques, cela signifie que, plutôt que de se concentrer sur ce que nous devrions prendre de la nature afin de créer de la richesse et de l'emploi, nous devrions d'abord examiner ce qui doit y être conservé.
Les citoyens doivent bien se demander au nom de quelle incompréhensible hérésie Ottawa peut-il verser 1,5$ milliards en subventions annuelles à l'industrie pétrolière qui opère sur le sol canadien? Malgré les avis mêmes du G20 visant à réduire ce soutien de l'État. Alors que Flaherty et cie nous assènent le discours obscène de l'austérité essentielle, coupant dans tous les pans de la société unifoliée, fonction publique, arts, programmes sociaux, Ottawa se permet de gratifier Big Oil.
L'amiante est possiblement assez bonne pour l'exportation en Indonésie et en Inde, mais pas pour les politiciens supportant l'industrie ici. Le gouvernement fédéral a dépensé des millions de dollars pour enlever de l'amiante des édifices de la colline du Parlement et de la résidence du premier ministre.
L'objectif de notre gouvernement et des industriels vise apparemment à extraire le plus de pétrole possible le plus rapidement possible, à le vendre à l'étranger, sans jamais se soucier des conséquences économiques et environnementales. On vend le bitume et on confie l'ensemble de l'exploitation des sables bitumineux à des compagnies appartenant à un gouvernement reconnu pour violer les droits de la personne et pour détruire l'environnement.
L'environnementalisme a échoué. Au cours des 50 dernières années, les environnementalistes ont réussi à sensibiliser les gens, changer les pratiques d'exploitation forestière, arrêter les méga-barrages, les forages en mer et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais nous étions si concentrés à nous battre contre nos opposants et à chercher l'appui du public que nous ne nous sommes pas rendu compte que ces batailles sont le reflet d'une vision fondamentalement différente de la place que nous occupons dans le monde.
Deux appels se sont fait entendre ce printemps au Québec; celui du mouvement étudiant pour le gel des droits de scolarité et celui pour la protection de l'environnement et de nos richesses naturelles à l'occasion du jour de la terre ce 22 avril. Ces deux appels, entendus par des milliers et des milliers de Québéois et de Québécoises, ont ceci en commun qu'ils exigent un débat de société visant une réelle transformation!
Il me fait plaisir de vous faire parvenir Une voix pour la Terre, un livre que j'ai écrit parce que l'avenir de mes enfants me préoccupe, parce que je ressens à chaque jour l'urgence de protéger dès aujourd'hui la qualité de vie de ceux qui nous suivront demain. Il a été inspiré par sept visionnaires, dont trois prix Nobel de la Paix et deux Nobel alternatifs, par quatre hommes et trois femmes qui ont choisi de s'engager pour protéger notre planète et nos enfants. J'espère que vous trouverez le temps de le parcourir malgré votre horaire chargé.
Le Canada peut encore devenir un chef de file sur les questions d'énergie, des droits humains ainsi que dans les discussions et les négociations internationales. Les solutions ne sont pas radicales. Il s'agit simplement d'adopter des mesures raisonnables, comme le ralentissement de la production de sables bitumineux, l'élimination des subventions gouvernementales à une industrie qui n'en a pas besoin, l'augmentation des redevances, la mise en place d'une réserve pour les temps difficiles, l'adoption d'habitudes de conservation d'énergie et le soutien au développement d'énergies renouvelables.