Nul besoin d'être un génie pour en comprendre les raisons: le Québec n'en a pas besoin (moins de 3% de ses besoins), le prix du kw/heure est excessif, le potentiel de danger catastrophique est élevé et des déchets mortels seront laissés sur place pour des siècles. Dès lors, il faut être insensé pour vouloir maintenir l'usine en opération, au seul motif du développement régional.
Au terme de sa durée de vie, la centrale devra être démantelée au coût de plusieurs milliards. Coût total après son démantèlement, très certainement au-delà de 10 milliards. À ce prix, Gentilly-2 causera assurément une augmentation des tarifs d'électricité des Québécois et pèsera lourd au bilan financier d'Hydro Québec. Gentilly-2 est un nouveau stade olympique pour deux générations de Québécois.
La menace globale que pose la prolifération nucléaire en Iran est aggravée par la volonté de Téhéran d'acquérir des technologies de missiles de longue portée, par son refus catégorique des garanties militaires, économiques et sécuritaires proposées et par sa belligérance militante à l'égard d'Israël et de l'Occident.
Le 11 mars 2011, à 00:46 heure de Montréal, un tremblement de terre de magnitude 9 à l'échelle de Richter, le plus fort à jamais avoir frappé le Japon, soulevait une immense colonne d'eau qui allait déclencher un tsunami d'une ampleur jamais vue. En frappant la centrale nucléaire de Fukushima, une vague de 15 mètres déclenchait la plus grave catastrophe nucléaire de l'Histoire. Aujourd'hui encore, et pour des générations, les Japonais doivent vivre avec les répercussions de cette catastrophe. Alors que le Québec se questionne sur la réfection de sa seule centrale nucléaire, Gentilly 2, ce triste anniversaire devrait nous faire réfléchir.