Les scientifiques ont démontré qu'une augmentation globale de la température d'à peine deux degrés Celsius suffirait pour engendrer d'importantes conséquences sur notre planète. L'ONU, la Banque Mondiale et l'International Energy Agency ont tous appelé à une action immédiate pour contenir le réchauffement climatique en deçà de la barre des deux degrés. C'est complètement incompréhensible que quiconque, qui prétend avoir à coeur l'avenir de notre planète et qui comprend la responsabilité collective que nous avons envers les générations futures, puisse voter contre une motion qui vise à atteindre ce but.
La session qui vient de se terminer à l'Assemblée nationale nous a démontré de façon éloquente -trop éloquente à mon goût, pour tout dire- les différences d'approche entre le gouvernement Harper et le gouvernement du Québec en ce qui a trait à la démocratie et, en particulier, au financement des partis politiques.
Après une première année au Parlement canadien, les médias anglophones du pays parlent déjà d'Elizabeth May, chef du Parti vert du Canada et députée de Saanich--Gulf Islands (Colombie britannique, près de Vancouver), comme étant la véritable leader de l'opposition. Une tendance qui n'est pas sans déplaire à Thomas Mulcair, chef du NPD, largement mieux armé en effectif de députation que l'ancienne dirigeante du Sierra Club Canada.
Alors que le Québec bat au rythme des casseroles et de tous les très très petits « maires Gendron » de la province qui leur font la chasse, c'est le party à Ottawa pour Stephen Harper et sa gang. Avec le projet de loi C 38, les Conservateurs se préparent en effet à imposer un saccage systématique, organisé, concerté de la nature canadienne à tous les niveaux, en détruisant une à une les barrières règlementaires à l'exploitation sauvage et industrielle du pays.