La décision du gouvernement Marois de tuer dans l'oeuf six projets de minicentrales hydroélectriques est logique, compte tenu du fait qu'Hydro-Québec ne réussit pas à écouler ses gigantesques surplus. La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a d'ailleurs expliqué qu'il s'agit d'une décision d'affaires. Difficile, par contre, de retracer la cohérence dans le discours et l'action gouvernementale.
Notre compréhension de l'histoire de l'électricité avant la nationalisation est tordue par la rhétorique politique. Selon la logique communément acceptée, le Québec avant 1944 était retardé en matière d'électrification avec des prix trop élevés, des monopoles dirigés par des anglophones et un développement timide du vaste potentiel du Québec.