Ces dernières semaines, je m'intéresse tout particulièrement à un phénomène que j'appelle l'actualisation de la Révolution tranquille sur Twitter. À ce propos, j'ai déjà fait paraître deux courts textes sur le Huffington Post Québec - le premier, « De la Grande Noirceur duplessiste à la Grande Noirceur charestienne », le second, « Le patrimoine de la Révolution tranquille : un enjeu de la campagne électorale », parus respectivement les 8 juin et 13 août.
Jean Charest disait après son face-à -face avec François Legault que ce débat avait permis de montrer «le plus beau côté de ma personnalité». Certes, le premier ministre sortant a été habile, mais il a très peu expliqué ce que LUI ferait si les Québécois lui confiaient un 4ème mandat. Moins aguerri, le chef caquiste n'a pas cédé beaucoup de terrain. Ses envolées sur les ressources naturelles, la protection du français, la vente des sièges sociaux devraient faire mouche chez une clientèle nationaliste décue d'apprendre qu'il voterait «Non» lors d'un prochain référendum. Au final, avantage CAQ malgré, ou à cause, de la belle personnalité de Jean Charest.