Mine de rien, nous sommes arrivés à la mi-temps de la campagne électorale estivale imposée par Jean Charest. Le chef libéral a choisi, rappelons-nous, de déclencher cette campagne avant que les travaux de la commission Charbonneau ne reprennent pour une raison qui demeure encore aujourd'hui obscure. Avait-il peur de révélations juteuses? On ne sait pas.
On pourrait bien croire à une conspiration. Comme s'ils s'étaient tous passés le mot pour faire perdurer le cynisme et le conservatisme latent. Ce que les médias sont présentement en train de faire pendant cette campagne électorale est pire qu'Anticosti, pire que la corruption ou que le néolibéralisme, devenu insulte suprême pour les uns et apanage de fer pour les autres... Ce que les médias québécois font de façon consciente et involontairement à la fois, c'est garder l'électorat bien confortablement dans l'immobilisme et la perduration du système. Parce qu'il est bien très bien comme ça le système.
Citoyen(ne)s, l'heure du choix est arrivée! Le présent article ne concerne pas vraiment ceux qui ont déjà décidé de voter pour le Parti québécois (à ceux-là : arrêtez de lire ou vous risquez d'être atteint, comme moi, de bipolarité - je ne parle pas de la maladie, mais de ce phénomène étrange qui oppose ce que l'on aimerait faire à ce que l'on devrait faire!), mais tous les autres... qui veulent s'opposer à la réélection du Parti libéral.
En déclenchant début août, selon le scénario actuel, le gouvernement prend à contre-pied le mouvement étudiant et peut faire campagne sur le thème: qui mène au Québec? Une auditrice affirmait jeudi à une tribune de Radio-Canada qu'il y a eu «confiscation de la démocratie» et que les assemblées locales des casseroles permettaient de reprendre le pouvoir. Wow! L'animateur ne l'a pas corrigée et n'a pas rappelé que les gouvernements sont élus, parfois de façon majoritaire, au Québec.