L'histoire caractérisera le passage de Harper comme l'époque qui marqua la fin du rêve canadien. Pays de missions de paix, pays de partage des ressources entre les provinces, pays trop grand et trop peu peuplé pour laisser son développement aux seuls prédateurs privés, pays de l'accès universel aux soins de santé, pays aux paysages bucoliques et aux lacs poissonneux, pays... qui n'est plus que l'ombre de lui-même sous Harper.
La Loi sur la participation publique au capital d'Air Canada est en train de devenir une véritable farce, ou plutôt une véritable honte. Il n'y a plus un aspect de cette loi qui soit respectée, tant en ce qui a trait aux langues officielles qu'en ce qui a trait aux centres de maintenance. Il y a à peine une semaine, la Chambre des communes votait sous bâillon une loi spéciale mettant un terme à la menace de lock-out chez Air Canada et empêchant les travailleurs de déclencher une grève. Le recours à la loi spéciale -ou à sa menace- pour nuire à la capacité de négocier des syndicats est une habitude récurrente chez les conservateurs.