Le programme d'univers social inauguré en 2006 visait au départ à alléger la matière du cours d'histoire et à lutter contre le décrochage. L'échec est aujourd'hui cuisant. Loin d'être allégé, le cours «Histoire et éducation à la citoyenneté» se retrouve plutôt surchargé de lubies didactiques. Quant au taux de décrochage, il n'a pas bougé d'un poil. Un constat gênant que les administrations camouflent à l'heure actuelle en baissant les seuils de réussite et en proposant une épreuve synthèse si insignifiante qu'on pourrait bientôt diplômer un citron.
La maternelle à 4 ans devrait faire son arrivée au Québec en septembre prochain et bien des parents inscrivent leurs bouts de choux ces jours-ci.Or, les locaux disponibles sont rares, plusieurs écoles débordent déjà, le financement n'est pas encore assuré, les enseignants n'ont pas encore eu de formation d'appoint, etc. De plus, la polémique sur la maternelle à temps plein dès 4 ans dure toujours, certains préconisant plutôt des demi-journées.
Si on se fie uniquement aux médias, on peut avoir l'impression que tout va mal dans les écoles, que les professeurs ont perdu le contrôle et qu'ils sont incompétents. Une majorité d'entre eux fait pourtant remarquablement bien son travail, mais vous ne verrez jamais rien à ce sujet dans les nouvelles.
Je ne suis pas une critique de cinéma professionnelle, mais je vous recommande vivement d'amener vos enfants voir le documentaire Intimidation (ou Bully, en version originale anglaise). Sans même que vous ne le sachiez, il se peut que vos enfants fassent partie des quelque 13 millions de jeunes qui sont victimes d'intimidation et de taxage chaque année en Amérique du Nord. On ne parle pas de fiction ici, mais bien de la vraie vie.
Il y a de ces thèmes à la mode, ces thèmes utilisés à toutes les sauces et dont on aime bien se draper à l'occasion. Que ce soit dans un élan de populisme visant à s'attirer les faveurs de la population ou simplement pour se donner bonne conscience. Malheureusement, l'éducation fait figure dominante à ce chapitre depuis plusieurs mois déjà.
Beaucoup a été dit dans le débat sur l'augmentation des droits de scolarité universitaires. Et c'est très bien puisque l'ampleur que prend le débat démontre son importance pour l'avenir de notre société québécoise et son orientation pour les années futures. Il existe, à travers le monde, deux modèles complètement opposés quant aux droits de scolarité universitaires. Il y a le modèle européen de la gratuité (ou quasi-gratuité), et il y a le modèle anglo-saxon où les droits sont de plus en plus élevés.
Nous appelons maintenant «éducation» tout ce qui est du domaine de la «formation». La différence? Éduquer, c'est pousser à la réflexion, former l'esprit, faire des citoyens capables de critique sociale. Une société qui n'éduque pas ses élèves, mais qui les forme pour le marché du travail, c'est une société en déclin intellectuel. C'est une société qui se moque de ses citoyens en nommant un sénateur analphabète, qui demande aux pauvres de payer plus pour ses services tout en continuant de réduire les impôts pour les compagnies multimillionnaires.
On l'entend souvent celle-là. Que la hausse proposée est "raisonnable", "juste". Pour faire passer la pilule, pour relativiser. Oh, parce qu'on relativise beaucoup dans ce dossier. Toujours par rapport aux autres universités canadiennes, à la moyenne canadienne. Le Québec est bon premier au Canada au chapitre de l'accès aux études universitaires, mais il faut travailler à réduire cette avance. C'est la survie du système scolaire qui en dépend!
Récemment, la Coalition Avenir Québec proposait d'évaluer le travail des enseignantes et des enseignants. Pourquoi en serait-il autrement? Les cadres des entreprises, avant d'obtenir une augmentation, se soumettent à une évaluation. Les actes des membres d'ordre professionnel peuvent aussi être vérifiés. Ce serait maintenant le tour des enseignantes et des enseignants.