Alors que débute la première rencontre thématique précédent le Sommet sur l'enseignement supérieur, je suggère aux participants de convenir de quelques définitions. C'est parfois si simple de ne pas s'entendre et de se déchirer parce qu'on interprète différemment un concept, même usuel. Prenez l'éducation par exemple. Qu'est-ce que ça signifie pour vous, l'éducation?
Peut-on vraiment espérer bâtir une société privée de philosophes, de sociologues ou d'historiens? Une société privée de chercheurs dont les travaux les mènent à développer une vision globale de notre expérience collective, une analyse sur le long terme qui ne peut qu'être utile lorsque vient le temps, par exemple, de se pencher sur nos rapports à l'autre, comme ce fut le cas avec la Commission Bouchard-Taylor.
Le Parti Québécois avait promis l'annulation de la hausse et l'abrogation de la loi 12, il l'a fait. Pourtant, pour en arriver là , il a fallu un travail énorme, tant pendant le printemps que pendant la période électorale. La Fédération étudiante universitaire du Québec, en collaboration avec sa consoeur la Fédération étudiante collégiale du Québec, a mis en place une ambitieuse campagne pour faire sortir le vote des jeunes, prenant le pari que plus les jeunes iraient voter, plus le gouvernement libéral avait des chances d'être défait. Nous voulions faire la différence.
C'est véritablement à partir des années 1960, à partir de la Révolution tranquille, que la recherche constante d'une doctrine de relèvement national aboutit chez les Canadiens français, qui devinrent des Québécois. Collectivement ils se sont emparés de l'État québécois pour s'en servir de levier et d'outil d'affirmation nationale. La conception collective qu'ils s'étaient toujours faite d'eux-mêmes, en plus de la morale catholique qui était la leur, les emmena à préconiser un type d'État providence, des mesures keynésiennes et la social-démocratie.
Un article au Devoir a particulièrement attiré mon attention sur le sujet de la transparence de l'action et de la gouvernance. Dans « Le silence numérique du gouvernement aurait empiré la crise », Fabien Deglise analyse les impacts qu'aurait pu avoir le «silence du gouvernement de Jean Charest dans les nouveaux espaces numériques de communication» sur le conflit actuel. Il es ressort un constat d'échec.