Malgré l'importance de prendre une décision responsable dans le dossier linguistique, la CAQ semble plutôt s'affairer à des calculs politiques.Plus particulièrement, elle semble tomber dans le même panneau que l'ADQ de Mario Dumont de 2007. En posant des objections sur tout, en n'appuyant rien, mais en se disant tout de même «ouverte», la Coalition prolonge inutilement le suspense.
Il a fallu à Diane de Courcy cinq semaines d'écoute et de patience pour entendre tous ceux qui voulaient s'exprimer sur une des législations les plus importantes proposées par notre gouvernement: le renforcement de la Loi 101. J'ai rarement rencontré, dans ma vie journalistique et politique, une personne qui allie aussi bien détermination, intelligence et capacité d'écoute que la ministre responsable de la Charte de la langue française.
Dans son premier billet sur le HuffPost Québec en 2013, mon collègue Maxime Duchesne a proposé de «faire le ménage» au Conseil supérieur de la langue française (CSLF). Selon Duchesne, on trouve parmi ses 7 membres, plusieurs conseillers ayant «des liens avec le Parti libéral». Ils auraient été nommés «pour défendre l'inaction linguistique du gouvernement Charest». Ce serait nommément le cas de Mme Sylvia Martin-Laforge...