Ceux qui s'opposent à l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta nous disent depuis des années qu'il faut y mettre fin, en réduire l'ampleur, ou à tout le moins taxer fortement cette activité et la réglementer sévèrement de façon à en limiter les impacts sur l'environnement. Ces critiques ont tort sur deux points.
Les médias ont parlé de nouveaux « continents » ou de concrétions de déchets solides dérivant sur des milliers de kilomètres. L'image d'une plaque d'ordures atteignant « deux fois la taille du Texas » a été reprise à satiété. L'Agence France-Presse, qui a annoncé l'expédition prochaine de Deixonne, fait elle-même référence à « la découverte du 7e continent, gigantesque plaque de déchets plastiques flottant sur l'océan Pacifique et grande comme six fois la France. »