Comment rater la première journée de rentrée parlementaire? Voter avec l'opposition pour dénoncer ses propres compressions en éducation, composer avec un député (Daniel Breton) qui roupille au début de la période des questions et passer l'avant-midi à répondre à Jacques Parizeau sur la gratuité scolaire.
La fermeture de la mine d'amiante Jeffrey, la démission de Daniel Breton, le Jour de la Terre à Montréal, la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, plusieurs nouvelles concernant l'environnement ont fait la manchette cette année. Sur le plan international, il faut d'ailleurs rappeler l'importance qu'a eue la tempête Sandy sur la campagne électorale de Barack Obama. Voici donc un palmarès des dix événements les plus marquants de l'année 2012 en environnement.
Cette nomination partisane peut se défendre, car Jean Charest avait accordé ce poste à un vieux libéral: John Parisella. Il y a une chose importante que Pauline Marois n'a pas rendue publique: l'octroi à l'ancien chef péquiste d'un emploi à vie comme fonctionnaire adjoint au Ministère des Relations internationales. Ce qui me pue au nez dans ce geste est le fait que ce gouvernement a voulu cacher cette décision aux contribuables qui vont payer le salaire de M. Boisclair. On est dirigé par une femme sans jugement et non transparente, c'est totalement inacceptable.
Daniel Breton a été victime d'un « lynchage » politique, et c'est bien dommage. Dommage, parce que l'homme avait des idées, qu'il n'avait pas froid aux yeux et qu'il souhaitait vraiment faire bouger les choses en termes de protection de l'environnement. Dommage qu'il n'ait pas eu plus d'aide pour s'adapter aux changements entre la vie d'un militant et celle d'un ministre.
Les candidats aux élections doivent franchir un premier filtre quand ils représentent un parti. Ils doivent confesser tous leurs péchés pour éviter justement que les squelettes ne sortent du placard. Quand vient le temps de nommer un ministre la SQ mène une vérification supplémentaire qui être censée être très fouillée. Ces contrôles visent à assurer que le futur ministre ne se placera pas en situation de vulnérabilité.
Dans les dernières années, nous avons pu voir un gouvernement défendre jusqu'au seuil du ridicule l'ancien ministre Tomassi, aujourd'hui accusé de fraude et d'abus de confiance. Nous avons également vu une ministre dîner en compagnie de membres présumés du crime organisé, sans que cela n'émeuve les membres de l'ancien gouvernement libéral. L'opposition libérale, qui se levait jadis pour applaudir Tony Tomassi, vient de faire tomber la tête d'un ministre à qui l'on reproche de ne pas avoir payé son loyer. Visiblement, l'indignation et le sens moral sont à géométrie variable au Salon de la race ...
Que reproche-t-on à Daniel Breton? En 2009, pendant que les membres du club 357c s'échangeaient des millions, il était incapable de payer son loyer. Même chose en 2005. On lui a aussi retiré son permis de conduire pour contraventions non payées et on l'a condamné pour conduite sans permis. Ceux qui connaissent Daniel Breton connaissent l'histoire du militant qui faisait des tournées du Québec et qui devait parfois coucher dans son char, comme le chante Richard Desjardins. Qu'il ait été pauvre ne le disqualifie pas d'être ministre.