En fouinant sous la poussière du grenier, au fond du coffre aux souvenirs, j'ai mis la main sur un bouquin publié en 1978. Je n'ai pas été le seul à le lire passionnément puisqu'il s'en est vendu 35 000 exemplaires. Un succès, surtout à cette époque. Ce livre est le résultat d'un travail acharné quotidien de bénédictin pendant 10 ans, depuis 1968.
Les Journées de la culture qui commencent aujourd'hui ont pour thème: « Participer, c'est défendre toute la culture». Voilà une phrase qui suscite la réflexion chez le nouveau ministre de la culture et des communications. Car, il s'avère que, par un drôle de hasard, je compte justement travailler à défendre toute la culture. D'emblée, j'ai l'intention de participer aux Journées de la Culture avec qui je partage les mêmes objectifs, mais permettez-moi de m'attarder un instant sur cette notion de défense, car elle implique nécessairement une certaine menace, voire plusieurs.
Avec cette transaction, Bell, basée à Toronto, serait propriétaire de 8 des 10 chaînes spécialisées les plus populaires et, du coup, aura la capacité de dicter les conditions du marché publicitaire, ce qui aura un impact direct sur les revenus des télévisions généralistes québécoises, dont la SRC, TVA, Canal V et Télé-Québec. Bell pourra, de plus, offrir un éventail de contenu culturel non réglementé pour ses services de téléphonie mobile ou Internet au désavantage de ses concurrents québécois.
Ces jours-ci, nos gouvernements attisent ma fibre militante en abusant systématiquement de leur pouvoir législatif pour imposer brutalement leurs réformes politiques et culturelles, souvent au détriment du bien commun. Je profite aujourd'hui de cette tribune pour revenir sur les récentes coupures draconiennes que le gouvernement fédéral a imposées aux institutions culturelles publiques, des coupures qui s'inspirent selon moi de la même logique comptable qui motive la hausse drastique des frais de scolarité décrétée par le gouvernement Charest.
Montréal, un petit bout de soleil apparaît en ce mois d'avril 2012 et mon esprit se questionne sur notre identité commune, notre connaissance de l'autre et cette éternelle question d'appartenance ou plutôt de provenance. Lorsque je me présente après avoir donné mon nom, Eric M'Boua, la deuxième question qui est généralement posée par la plupart de mes interlocuteurs est : Ça vient d'où ton nom?