Ah! La relation passionnelle et conflictuelle entre Français et Québécoises fait encore une fois couler beaucoup d'encre et suscite des réactions tout aussi enlevées! Clichés redondants, points de vue politisés ou expériences peu heureuses font que le couple franco-québécois est au pire dépeint comme une utopie, et au mieux, comme une relation dont la survie est improbable. «Pourquoi si peu de Québécoises sortent avec des Français ?» se demandait Pierre Chaigneau dans son billet de la semaine dernière.
Un de mes collègues québécois m'a récemment demandé pourquoi il y a si peu de couples franco-québécois, alors qu'il y a tant de Françaises et de Français au Québec et que nous partageons le même héritage. Quelques généralisations scandaleuses basées sur mon expérience de quelques années au Québec m'ont amené aux éléments de réponse suivants, qui sont bien sûr très partiels et partiaux. Pour des raisons évidentes, j'aborde principalement les couples consistant d'un Français et d'une Québécoise, et je laisse à d'autres le soin de traiter le cas inverse...
C'est la Saint-Valentin, fête où nous sommes invités à célébrer l'amour. Est-ce avec une boite de chocolat en forme de cœur, de la lingerie affriolante ou un souper aux chandelles un 14 février que nous construirons une réelle relation amoureuse durable? Sans doute pas. Mais l'engouement et la pression commerciale autour de cet événement me donnent l'étrange l'impression que, telles des fillettes, nous sommes toutes prêtes à croire encore aux contes de fées.
J'ai beaucoup aimé les scènes entre Jean Dujardin et Alexandra Lamy, qui posent la vraie question: quand c'est un homme qui trompe dans le fond ça ne compte pas, mais si c'est une femme, elle n' a pas le droit, parce qu'en général elle tombe amoureuse, c'est comme ça que ça fonctionne dans la tête des garçons, c'est mon fils qui me l'a dit.