Cher Dominic Maurais, c'est bien évident que je ne te veux aucun mal et que je ne te souhaite aucun malheur, ni à personne d'ailleurs. Je reconnais que j'ai pu tenir des propos un peu durs à ton égard et je ne me rendais pas compte que tu étais sensible à ce point. Je crois que tu sais très bien que dans le débat public, on donne des coups, verbalement, et on en reçoit, verbalement.
Au hasard de la grève étudiante, il suffisait de faire un tour sur les différents médias sociaux pour se rendre compte à quel point il était désormais facile, en trois coups de cuillère à pot, de clore un débat en assenant les mots « Staline », « fasciste », « communiste » et ce, pour désigner tantôt les associations étudiantes soupçonnées de préparer l'avènement du Grand soir, comme les représentants du gouvernement accusés de vouloir transformer le Québec en nouveau Reich.
Les récents évènements au Québec ont suscité le retour d'une certaine inquisition contre le démon rouge. Les communistes sont diabolisés sur la place publique, généralement par les tenants de la droite et ceux qui se réclament du néolibéralisme, qui mélangent souvent communisme, socialisme et l'anarchisme.
Se battre contre le capitalisme, c'est comme vouloir éliminer les maringouins de la surface de la Terre. C'est ridicule, dangereux, voire impossible. Rappelez-vous donc que vous avez tout ce que vous avez GRÂCE au méchant capitalisme. Tous vos loisirs sont capitalistes. À moins que votre activité favorite ne soit de récolter de l'eau de pluie avec des feuilles vertes. Note : se promener à Bixi, c'est très capitaliste.