Une fois qu'on a compris qu'un abattage massif de phoques gris ne peut pas être mené comme une « expérience » et qu'il est impossible de le justifier d'un point de vue scientifique, on en revient à la question de la souffrance animale. On exterminerait des milliers et des milliers de phoques à l'arme à feu et au gourdin, on infligerait toute cette souffrance... uniquement pour satisfaire des intérêts politiques.
Au Canada, la chasse au phoque est bien réglementée et durable: la population de phoques du Groenland est passé d'environ 2 millions d'animaux à 10 millions en l'espace de 40 ans. Désormais, alors que nous sommes confrontés à la surpopulation, c'est la réduction de la chasse - et a fortiori sa suppression - qui menace grandement l'équilibre naturel de l'écosystème de la côte Atlantique.