Certaines causes qui réussissent extrêmement bien leur mise en marché font ainsi l'objet d'un débat qui promet d'être récurrent: les causes qui arrivent à monopoliser l'intérêt du public sont-elle celles qui le méritent vraiment? Les plus graves, les plus urgentes, celles qui affectent le plus de gens? C'est notamment ce que soulevait cet article du Globe and Mail, paru un peu plus tôt ce mois-ci, en mettant en parallèle les cas du Movember et de la maladie de Crohn.
Movember soutient deux causes. La première est la lutte contre le cancer de la prostate, maladie qui touche un Canadien sur sept au cours de sa vie. La deuxième est la santé mentale masculine, une nouvelle cause de la campagne canadienne cette année, qui touche un homme sur cinq par année. Nous espérons sensibiliser le public autant à la santé mentale masculine qu'à la lutte contre le cancer de la prostate.
Même si le cancer est un fléau terrible, la quête d'une cure peut se faire dans la bonne humeur. C'est justement ce que propose encore une fois cette année la campagne Movember, pendant laquelle des dizaines de milliers de concitoyens arboreront une fière moustache afin d'amasser des fonds destinés à la recherche contre le cancer de la prostate.