Les banquiers seraient-ils insensibles à l'intelligence économique ? Ancien dirigeant de la Coface et enseignant à HEC sur la gestion des grands risques, Jérôme Cazes est convaincu que le problème de la finance, «c'est que les financiers ne parlent qu'aux financiers. Ils ne regardent pas ce qui se passe ailleurs. Or la vraie concurrence est justement celle qui vient de l'extérieur de votre secteur. »
Les entreprises justifient leur présence dans les paradis fiscaux par le simple fait que leurs concurrentes y sont, ou que leurs clients y font des affaires. Pour ces raisons, elles ne peuvent donc pas se permettre de ne pas y être. Il est évident que certaines banques sont mouillées jusqu'au cou dans la circulation mondiale de l'argent sale. Étant donné que la gouvernance mondiale ne peut enrayer juridiquement les paradis fiscaux, l'éthique doit alors servir de contrepoids à travers la responsabilité morale des dirigeants d'entreprises.
La reprise économique mondiale se poursuit, mais elle s'est encore affaiblie. Dans les pays avancés, la croissance est maintenant trop basse pour faire diminuer sensiblement le chômage. Dans les principaux pays émergents, la croissance qui avait été jusqu'ici vigoureuse a aussi fléchi. Je citerai quelques chiffres tirés des toutes dernières projections parues dans l'édition d'octobre des Perspectives de l'économie mondiale.
Est-ce que les membres de Desjardins souhaitent être clients de la PLUS GROSSE bannière? La plus rentable, la plus diversifiée, la plus intégrée? Pas sûr. On veut juste être bien servi à des heures convenables par du personnel souriant et compétent. On cherche encore l'alternative sociale et communautaire au monde bancaire.