L'ultime bavure de la Banque du Canada ne constitue que le dernier maillon d'une longue chaîne d'affronts, et un rappel que la mosaïque multiculturelle utopique que nous prétendons épouser d'un océan è l'autre ressemble davantage à une «mosaïque verticale» où certains sont jugés dignes, tandis que d'autres sont plongés dans l'obscurité, privés d'opportunités, de représentation et des symboles du pays qu'ils aiment.
Le Canada est un pays qui se félicite pour son inclusion de plusieurs races et ethnies, qui aime s'appuyer fièrement sur le pilier du multiculturalisme, et qui aime fêter ses communautés culturelles d'un océan à l'autre. Les bavures de cette semaine ont fait ressortir les profondes racines de préjugés qui datent des tous débuts de la Confédération, soit l'Acte de l'Exclusion Chinoise, «l'Acte Natale» qui excluait les immigrants japonais, et les regrettables lois qui bloquaient l'immigration selon la race, notamment les Juifs.