Noël est arrivé 2 semaines à l'avance pour les contribuables canadiens: la nouvelle annonçant l'annulation probable de l'achat des avions militaires F-35 est tombée le 6 décembre. Si 45 milliards ne suffisent pas, les Canadiens peuvent envisager comment le premier ministre pourrait dépenser cette large somme pour mieux se bénéficier.
Au beau milieu de l'hiver, alors que la température descendait rapidement, plusieurs familles d'Attawapiskat étaient toujours abritées à l'intérieur de logements tout à fait inadéquats, sans chauffage ni eau courante. Plutôt que de régler le problème immédiatement, les conservateurs ont laissé traîner les choses jusqu'au point où la Croix rouge a dû décréter l'état d'urgence dans la communauté. La réponse du gouvernement à ce gênant camouflet a été dévastatrice.
La tragédie inuite. Le cul-de-sac du Nord. Le Nunavik décroche. Drogués à 7 ans. Ces titres d'articles parus récemment dans la presse québécoise suggèrent l'existence d'un intérêt renouvelé pour les questions autochtones. Le lancement du Plan Nord y serait-il pour quelque chose ? À première vue, on devrait s'en réjouir. Le traitement que ces reportages réservent aux Autochtones est toutefois loin de représenter une véritable amélioration par rapport à l'ignorance qui les précédait -- ils relèvent plutôt d'une curiosité malsaine, quasi pornographique, à l'égard de la pauvreté.