Ce n'est pas banal. L'Assemblée nationale a été unanime, ce mardi, pour adopter la résolution suivante: « Que l'Assemblée nationale invite le gouvernement du Canada à prendre acte de la décision de l'Organisation des nations unies reconnaissant le statut d'État observateur pour la Palestine et à maintenir l'aide canadienne précieuse prodiguée à la construction de l'état de droit en territoire palestinien... »
Daniel Breton a été victime d'un « lynchage » politique, et c'est bien dommage. Dommage, parce que l'homme avait des idées, qu'il n'avait pas froid aux yeux et qu'il souhaitait vraiment faire bouger les choses en termes de protection de l'environnement. Dommage qu'il n'ait pas eu plus d'aide pour s'adapter aux changements entre la vie d'un militant et celle d'un ministre.
Dans les dernières années, nous avons pu voir un gouvernement défendre jusqu'au seuil du ridicule l'ancien ministre Tomassi, aujourd'hui accusé de fraude et d'abus de confiance. Nous avons également vu une ministre dîner en compagnie de membres présumés du crime organisé, sans que cela n'émeuve les membres de l'ancien gouvernement libéral. L'opposition libérale, qui se levait jadis pour applaudir Tony Tomassi, vient de faire tomber la tête d'un ministre à qui l'on reproche de ne pas avoir payé son loyer. Visiblement, l'indignation et le sens moral sont à géométrie variable au Salon de la race ...
Il est plutôt surréaliste de voir les libéraux jouer les vierges offensées ces jours-ci sur la supposée volonté du ministre Breton de politiser le BAPE. Cet organisme compte six membres à temps plein nommés par le gouvernement. Son président jusqu'à tout récemment, Pierre Renaud, aurait d'abord été pressenti par le Parti libéral comme candidat dans Chomedey en 2007 avant d'être nommé au BAPE.
Le premier budget de Nicolas Marceau est un budget de survie qui devrait permettre au gouvernement Marois de naviguer jusqu'au printemps. Le ministre des Finances et de l'Économie a résisté à la tentation de cibler davantage les riches et les entreprises et abandonné en cours de route des engagements électoraux pour fricoter un budget assez habile.
QUÉBEC - Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois sera pour la première fois confronté à la menace d'être renversé, lors du prochain vote s...
Je l'avoue, je suis fébrile. J'ai des papillons dans l'estomac. J'ai une impression de rentrée scolaire. Mardi, je serai assis dans le Salon Bleu. Je suis ministre depuis un mois. Je me sais député depuis le 4 septembre, car je suis régulièrement dans les rues de ma circonscription. Mais j'ai l'impression que ce ne sera vraiment vrai que mardi. Encore plus mercredi, au moment du Discours d'ouverture de la session. C'est le lieu qui importe.
Le PLQ n'a de libéral que le nom et il continue d'être un des défenseurs du régime en place. Ce parti politique centenaire a une chance en or de devenir une force politique qui va prôner et respecter les idéaux du libéralisme classique : la liberté individuelle, le libre marché, la réduction de la taille de l'État et l'entrepreneuriat. Le Parti québécois a décidé de se camper clairement à gauche du spectre politique et la CAQ ne semble pas vouloir brasser assez la cage. Selon moi, le prochain chef libéral doit positionner le parti au centre-droit et devenir le parti réformateur que les Québécois recherchent depuis le début des années 2000.
Pour ceux que l'économie intéressent au-dessus de tout, il devrait suffire d'indiquer que la France est le second investisseur au Québec. Que l'implantation de ses 166 entreprises chez nous dépasse en nombre leur présence dans n'importe quelle province ou État américain et qu'elles emploient directement 8 000 salariés québécois, dans de bons secteurs d'emploi, devrait clore le débat sur la valeur de cette relation.