L'univers de Milutin Gubash est constitué d'autofiction teintée d'autodérision. Après avoir abondamment utilisé ses parents comme protagonistes de ses photographies et vidéos, Milutin a choisi, il y a quelques années, de puiser à même son histoire familiale pour enrichir son travail. Il en résulte une sorte de quête de soi par ses antécédents familiaux en des productions vidéographiques et photographiques aux allures, parfois, de sitcom et de documents quelque peu altérés
Avec l'ami Martin, on en a vidé des pichets tièdes à refaire le monde. Au cours de nos soirées sans fin, nous avions trois projets: être aimé des femmes sans abandonner notre pilosité, donner un sens à notre vie, puis communiquer le tout à l'humanité. Le premier est toujours en chantier, mais nous avons trouvé comment donner un sens à notre vie. Bon, on n'est pas complètement certain que l'idée soit neuve, mais comme on l'a eue à la bière, et sans Google, on se l'attribue.
Je m'y prends bien tard pour vous le dire! Mais il faut aller voir l'exposition que présente Diane Morin à la galerie Circa, dans l'édifice Belgo. N'attendez pas trop, car elle se termine le 16 février prochain. Diane Morin s'intéresse, depuis plusieurs années déjà, à des théâtres d'ombres qu'elle conçoit grâce à des machines par elle aussi fabriquées.
Reprenons vos arguments un à un. Vous dites : «Il faudrait recommencer à faire des films que le monde veut voir». D'abord, je ne connais aucun cinéaste, même le plus ténébreux, qui souhaite faire des films que personne ne veut voir. Ensuite, bien malin celui qui peut prédire à l'avance si un film sera un succès commercial. [...] Personne au Québec, ni à Hollywood ne sait «ce que les gens veulent voir».